[Défi] vous vous fâchez avec un ami (6/52)

[Défi] vous vous fâchez avec un ami (6/52)

Il y a quelques mois, vous avez lancé un projet avec un groupe de copains. Accès autour d’une passion commune, vous avez mis vos compétences respectives afin de monter ce projet. Comme cela est prévu, les responsabilités sont distribuées, et l’un d’entre vous est élu pour diriger cette association. Cela tombe bien, c’est un très bon ami à vous.

Un ami qui vous veut du bien ?

Malheureusement, ce soir, après une rude et longue journée, vous recevez un SMS de la part de ce dernier. Sans aucune sommation, cet ami vous a exclu du projet dans lequel vous souhaitiez vous investir. Dans son court texto, il avance comme prétexte le retard que vous avez pris dans votre partie, que vous n’avez pas eu le temps de mettre à jour cette semaine pour cause d’impératifs familiaux et professionnels.

Quelle attitude adopter ?

Serrant votre téléphone portable dans la main, une tempête agite votre occiput :

  1. « C’était couru d’avance. Il a trop changé ces derniers temps… Être président lui a complètement retourné le cerveau ! »
  2. « Bon, j’ai besoin de prendre du recul. Comment en est-on arrivé là ? »
  3. « Encore une fois, je me suis fait manipuler par le premier sapajou qui passe. Mais pourquoi suis-je aussi bête à accorder ma confiance à n’importe qui ? »

La première réponse verse dans la critique ouverte et stérile. Vous n’êtes pas votre ami, vous ne savez pas quel est le processus qui l’a amené à prendre cette décision contraire. Vous avez peut-être raison. Mais il y a un million de possibilités différentes pour expliquer son geste. Ne faites pas de suppositions, et cela vous permettra de garder votre parole impeccable afin de ne pas envenimer plus les choses.

La seconde réponse est excellente. Vous avez compris que tout ce qui vient de se dérouler vous dépasse.  Si vous avez fait de votre mieux sur la tâche à l’origine du conflit, vous n’avez pas à vous blâmer. En cherchant à prendre de la hauteur, vous ne pointez pas un doigt accusateur sur tel ou tel coupable (lui ou vous). Probablement la meilleure façon de désamorcer cette situation.

La troisième réponse vous plonge là encore dans les tréfonds de la critique la plus inutile : l’autoflagellation. Ne prenez pas tout pour vous, cela ne sert à rien. Il est probable que les rouages à l’origine de cette éviction aillent au-delà du simple « défi de faciès », et ainsi prendre les choses de façon trop personnelle ne vous avancent à rien, mis à part vous faire barboter dans le cercle vicieux de la négativité.

Votre meilleur ami, c’est vous-même

Ne l’oubliez pas, votre meilleur ami, c’est vous-même. Si vous n’êtes pas bienveillant avec vous-même, les gens ne le seront pas non plus. De façon plus large, si vous sous-estimez ce que vous faites, le monde sous-estimera ce que vous êtes. Ainsi, même en cas de conflit ou de coup dur avec un ami proche, sachez garder en mémoire les 4 accords toltèques afin de prendre du recul pour focaliser sur ce qui est important.

Être un super-héros cela ne veut pas dire foncer dans le tas le sabre au clair. Un vrai super-héros sait quand il doit ne rien lâcher, et quand il doit prendre ses distances. Vous devez ainsi apprendre à garder votre parole impeccable afin de ne pas envenimer la chose. Dans ces situations-là, bien souvent, évitez la « mitraillette à reproche », ces phrases regorgeant de « tu… tu… tu… ». N’en faites pas une affaire personnelle. Vous n’êtes pas votre ami, vous ne savez pas les mécanismes qui l’ont conduit à cette décision. Et si vous avez fait de votre mieux, ne le jugez pas, et ne vous jugez pas trop durement, sous peine de sombrer dans les plus viles et les plus mesquines suppositions.

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