Vous êtes (trop) prompt à la critique (défi toltèque 19/52)

Vous êtes (trop) prompt à la critique (défi toltèque 19/52)

Lundi matin, 10 h 39, vous êtes devant la machine à café, et vous attendez que le chaud breuvage coule dans votre gobelet. Un collègue se glisse subrepticement à côté de vous, puis commence à engager la conversation. Il vous parle ainsi de la pluie et du beau temps. Puis, comme d’habitude, il se lance dans une critique assez virulente des dernières prises de position de votre supérieur hiérarchique, auxquelles vous répondez d’un haussement de tête.

Une critique en pleine réunion.

Il prend une pause pour boire une gorgée de café, puis enchaine, sur un sujet complètement différent. « Tu sais, le commentaire que tu as fait en réunion à l’encontre de Mme Germain, elle l’a très très mal pris… » Vous mettez quelques secondes avant de vous remémorer la scène, et le commentaire en question. Vous vous le repassez en boucle dans votre tête, et vous vous rendez compte que ce que vous avez dit, en toute bonne foi sur le moment, passe en fait comme une critique assez virulente auprès de la personne concernée.

Quel comportement adopter ?

En revenant à votre poste, à quoi pensez-vous ?

  1. « Tant pis. Ce n’est pas ce que je voulais dire. J’essaierai de faire mieux lors de la prochaine réunion ».
  2. « Bon, il faut à tout prix que je trouve un moment pour l’appeler et m’expliquer. Je dois rectifier cette situation ».
  3. « Enfin bon ce n’est pas de ma faute si elle enchaîne les bourdes. Si elle ne veut pas être critiquée, elle va devoir penser à faire mieux ».

La première option feint le détachement. Qu’importe la façon dont la personne a compris vos paroles, vous pensez que faire mieux lors de la prochaine réunion sera suffisant. Sauf que cela ne règle pas le fait que votre parole n’a pas été impeccable précédemment.

La seconde réponse vous permet de prendre du recul. Votre parole n’a pas été impeccable, et vous n’avez peut-être pas assez fait de votre mieux à ce moment-là. Si vous avez la possibilité de rectifier cette erreur, ne la laissez pas passer.

Le troisième choix vous lance dans l’effet inverse : c’est de sa faute. Si la première fois ce n’était peut-être pas le cas, cette fois-ci oui, vous jugez, vous critiquez, votre parole est loin d’être impeccable.

La critique n’existe pas quand on sait donner le positif aux mots.

Évidemment, la bonne réponse est la numéro 2. Vous reconnaissez avoir manqué d’intégrité dans vos propos, et vous faites votre mea culpa devant la personne qui était visée. Être un super-héros c’est savoir la puissance des mots, c’est être capable de donner le pouvoir positif aux paroles que vous prononcez. Si vous êtes capable de tenir de la sorte votre parole impeccable, nulle critique ne touchera plus vos interlocuteurs de la mauvaise façon.

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