Les notes de votre enfant ne sont pas suffisantes… (défi toltèque 12/52)

Les notes de votre enfant ne sont pas suffisantes… (défi toltèque 12/52)

Comme tous les vendredi soir, vous êtes allé récupérer votre enfant à l’école. C’est chargé comme une mule d’un cartable plus pesant que votre progéniture, alourdi par la fatigue de la semaine que vous rentrez à la maison. Après un rapide goûter, vous ouvrez le sac pour en sortir la traditionnelle pochette contenant les résultats aux contrôles de la semaine.

Des notes, des hauts, et des bas.

Malheureusement, comme la semaine précédente, et celle d’avant, vous connaissez les résultats avant même d’ouvrir la pochette. Les yeux de votre héritier sont un livre ouvert, et vous comprenez bien vite qu’il n’est pas satisfait de ses notes. Vous y trouvez du bon, du 15/20, du 17/20, et du moins bon, un 10/20 et un 8/20. Vous le savez, votre enfant fait tout ce qu’il peut pour avoir de bonnes notes. Et pourtant, il arrive ce soir avec des résultats dans le même état que son moral : en forme de montagnes russes.

Quel comportement adopter avec votre enfant ?

La tête basse, votre enfant reprend ses notes. Quelle attitude choisissez-vous ?

  1. « Allez, tu dois encore travailler. Tu peux le faire, et puis tu sais, on n’a rien sans rien ! »
  2. « Tu dois être attentif en classe. Ce sont vraiment des erreurs bêtes que tu fais, tu dois pouvoir faire mieux et de façon plus régulière. »
  3. « Tu n’as pas répondu à certaines questions. Tout le monde fait des erreurs, tu dois essayer. Tu dois faire de ton mieux. Et si tu ne répond rien, ça sera forcément faux. »

La première tombe dans le jugement et dans la supposition. Sous prétexte de l’encourager, vous infligez à votre enfant votre propre driver « on n’a rien sans rien ». Ainsi, vous supposez personnellement qu’il n’y a que cette façon là de réussir. Malheureusement, les résultats de votre enfant démontrent le contraire…

La seconde n’est pas vraiment impeccable. La sentence « Les erreurs bêtes » tombent comme la hache du bourreau. Et alors que vous pensiez minimiser les mauvaises réponses de votre enfant, c’est le contraire qui se produit : il va se sentir bête, et s’enfoncer un peu plus.

La troisième reprend ainsi les faits, cherche une raison au résultat médiocre (certaines réponses n’ont pas été données), et ouvre sur le quatrième accord toltèque « fait toujours de ton mieux », en expliquant ce qu’il en coute de ne pas le respecter.

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Les Toltèques sont aussi dans les murs de l’école.

Si vous avez répondu la troisième option, c’est que vous avez à cœur d’aider votre enfant à trouver ses limites. Ne jugez pas, sous peine de voir votre parole impeccable voler en éclat. Ne projetez pas sur lui vos propres injonctions. Car ainsi, vous supposez ce qui est bon pour lui, sous prétexte que c’est comme cela que vous avez avancé dans la vie. En voulant jouer les parents nourriciers et bienveillants, vous risquez de tomber dans le parent persécuteur qui oblige son enfant à faire toujours plus, au lieur de faire de son mieux.

Être un super-héros c’est aussi savoir jouer avec les états du moi dans son rapport avec les autres. Faire de son mieux, c’est valable pour vous, mais aussi pour les autres. Et il n’y a qu’en faisait cela que votre enfant pourra s’épanouir et rayonner, en faisant de son mieux avec ce qu’il y a à l’intérieur de lui.

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