Votre enfant vous a menti (défi toltèque 20/52)

Votre enfant vous a menti (défi toltèque 20/52)

Ce soir, vous avez une discussion avec votre enfant à propos du message de son institutrice qui souhaite rapidement vous rencontrer. Espérant savoir pourquoi, vous lui avez demandé, mais il est resté totalement fermé. « je ne sais pas », « je ne me souviens plus » sont les premiers mots que vous lui soutirez, et ils ont un vague gout de mensonge par omission.

Un mensonge trop évident.

Malgré vos questions, il insiste dans cette voie. Vous arrivez néanmoins à obtenir un « J’ai un peu parlé en classe » qui sonne comme une moitié d’aveux et vous mets la puce à l’oreille. Cependant, le lendemain, la version de l’institutrice n’est pas la même. Outre une attention parfois sinusoïdale durant les cours, votre enfant se serait assez violemment disputé à la cantine avec un autre élève, pour une sombre histoire de pain ou de numéro sous le verre, et dans un excès de colère, aurait renversé toute sa purée. Effectivement, rien à voir avec la version de votre enfant.

Quel comportement adopter ?

Au moment de rentrer à la maison, et de vous confronter à nouveau à votre progéniture menteuse, qu’avez-vous en tête ?

  1. « Mon enfant est un gredin, un maroufle, un voyou, et surtout un vil menteur ! J’ai tout raté avec lui ! »
  2. « Quelle mauvaise action ai-je donc faite pour être puni de la sorte avec un marmot pareil ? ».
  3. « Le mieux c’est que je lui dise ce que je ressens. Ca sera plus facile ensuite de comprendre ce qui s’est passé de son côté. ».

La première option a un double impact négatif. Tout d’abord, vous laissez votre parole et votre esprit plonger dans le sombre jugement. Ainsi, vous utilisez des mots bien trop forts. Ensuite, vous vous auto-accablez, prenant personnellement ce problème de purée renversée.

La seconde réponse verse aussi dans l’auto-accusation. En pensant de la sorte, vous brisez 3 des 4 accords toltèques. Manquerait plus qu’un petit « je ne suis qu’un sapajou incapable de rien » et vous avez le grand chelem.

Le troisième choix est juste parfait. Vous prenez du recul avec l’enchainement des faits, tout en prenant soin d’exprimer votre sentiment afin de faire comprendre à votre enfant que son comportement n’est pas approprié.

Une mauvaise action, et un vrai ressenti.

Évidemment, la bonne réponse est la numéro 3. En pensant et agissant de la sorte, vous montrez que vous avez compris que les accusations, tant à l’encontre de votre progéniture qu’envers vous-même, ne seraient pas d’une grande aide. Être un super-héros c’est savoir quand exprimer votre dissentiment, sans jugement aucun. En exposant ainsi votre ressenti, vous ne jugez pas les faits en tant que tels, mais vous lui faites toucher du doigt les conséquences de ses mauvais agissements.

Partagez l'article
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
    3
    Partages
  • 3
  •  
  •  
  •  

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Vous êtes libre de recevoir gratuitement mon livre "10 étapes pour trouver sa mission de vie"