De l’importance du vocabulaire

De l’importance du vocabulaire

Le vocabulaire est, si l’on en croit Stephen King, une des parties principales de la boîte à outils cérébrale de tous écrivains. Par extension, et selon Tony Robbins, le lexique que l’on utilise tous les jours a un impact réel sur notre comportement. C’est grâce aux mots que nous décrivons ce qui nous arrive, que nous analysons nos réactions et nos émotions. Et par conséquent, si nous déployons un mauvais thésaurus, et si nous employons toujours des termes identiques pour caractériser notre quotidien, tout ce qui en découle sera du même acabit.

Vous vivez selon les mots que vous employez

À partir de là, chaque situation nécessite le terme idoine, et l’expression appropriée. Il faut que vous compreniez que, choisis judicieusement, les mots ont un pouvoir extrêmement important. Les individus qui utilisent un vocabulaire restreint, et bien souvent tend vers le négatif, tarissent leur vie émotionnelle. Tandis que les gens qui font l’effort d’avoir recours à un lexique opulent ont entre les mains la capacité de décrire en profondeur ce qu’elles ressentent, non seulement aux autres, mais aussi à elles-mêmes.

Car il ne faut pas oublier que la personne qui vous parle le plus, c’est vous même. Et par extension, celui qui vous critique le plus, c’est encore vous-même. Ainsi, si vous ne déployez pas le bon vocabulaire, le reste ne suivra pas. Si vous n’employez que des termes négatifs, forcément, toute votre perception ira de pair. Mais si vous utilisez des paroles positives et inspirantes, votre état d’esprit deviendra optimiste et tendra vers le haut.

Se changer en transformant les mots que l’on utilise le plus souvent.

Ainsi, une façon extrêmement simple d’amorcer une mutation profonde en soi est de varier, de diversifier, de switcher son lexique usuel. Il faut que vous pointiez du doigt les mots que vous utilisez le plus souvent pour caractériser vos affects, vos ressentis, vos réactions. Car les termes que nous associons à ces évènements deviennent ces évènements. Et si vous ne choisissez pas avec précision le vocabulaire que vous employez pour décrire vos émotions, vous allez avoir une perception qui sera biaisée par rapport à l’expérience en elle-même. Par exemple, si, à chaque situation négative, vous n’utilisez que le mot « catastrophe », forcément tout ce qui vous arrivera de négatif sera vu avec emphase et de façon totalement disproportionnée. Par contre, si vous faites usage d’autres paroles comme « difficulté », « pénible », ou même « apprentissage », cela peut entraîner nombre de modifications psychologiques, et un changement d’attitude assez spectaculaire.

Remplacer son vocabulaire, facile !

Ainsi, à partir de maintenant, essayez un peu de substituer :

  • Explication par Solution
  • Essayer par Faire
  • Répondre par écouter
  • Problème par Objectif
  • Parce que par Pour que
  • Pourquoi par Dans quel but
  • Echec par Apprentissage
  • Mais par Et
  • Frontière par Passerelle
  • Pas le temps par focusser ses priorités
  • Fantasme par objectif

L’attitude est une petite chose qui fait une grande différence.

Dans le même ordre d’idée, afin de changer d’approche et surtout d’attitude, essayez un peu de modifier ceci :

Moins de « blabla » et plus d’« écoute »
Moins de « plaintes » et plus d’« encouragements »
Moins de « haine » et plus d’« amour »
Moins de « Junk food » et plus de « salade »
Moins de « To do list » et plus d’« action »
Moins d’« inquiétude » et plus d’« espoir »
Moins d’« ignorance » et plus de « compréhension »
Moins de « blâmes » et plus de « gratitude »
Moins de « procrastination » et plus de « travail »
Moins d’« ingratitude » et plus de « sourires »
Moins de « soda » et plus de « thé »
Moins de « peur » et plus de « confiance »
Moins de « haine » et plus d’« amour »
Moins de « paresse » et plus de « sport »
Moins de « chance » et plus d’« opportunités »
Moins de « télé » et plus de « lecture »

Ça ne coute rien, mais ça peut changer beaucoup. Essayez, et vous verrez.

3 points à retenir sur le vocabulaire

  • Les évènements s’imposent à nous uniquement de la façon dont nous les caractérisons, dont nous les décrivons. Et si pour ce faire, nous employons toujours un vocabulaire rustre et négatif, nous finirons forcément par devenir quelqu’un de limité et de pessimiste.
  • Varier le lexique dont on se sert va permettre d’étendre le panel d’émotions qui nous étreint à chaque expérience, et ainsi en jouant sur la précision des mots, nous allons pouvoir agir sur notre ressenti, et autoriser d’adopter la psychologie idoine pour chaque épisode de vie.
  • Un petit exercice pour changer son vocabulaire : trouvez les mots que vous utilisez régulièrement et qui font naître en vous des sentiments négatifs. Dressez ensuite, selon les exemples ci-dessus, une liste de mots de remplacements qui pourraient renverser vos schémas en atténuant l’intensité de ces émotions.

 

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