Catégorie : Réflexions

Esprit de Noël, es-tu là ?

Esprit de Noël, es-tu là ?

Aujourd’hui, j’avais envie de parler de Noël. Le sujet est facile, car de saison. Et pourtant, ce n’est pas du Noël vécu par 95 % de la population dont j’avais envie de vous parler. Non, ce temple de la consommation, de la malbouffe et des bons sentiments dégoulinants, très peu pour moi.

Non, je voulais écrire à propos de ce que tout le monde vulgarise en parlant « d’esprit de Noël », qui semble quand même avoir sacrément disparu en ces temps où l’homme se vautre dans le sordide, l’horrible, ne pensant qu’au pognon, à son plaisir personnel immédiat, ou à imposer sa propre vision du monde en mettant cela sur le dos de principes moyenâgeux ou de divinités quelconques.

Il suffit d’allumer la lumière.

JK Rowling, par l’intermédiaire de son personnage phare Albus Dumbledore, disait « On peut trouver le bonheur, même dans les moments les plus sombres… Il suffit de se souvenir d’allumer la lumière ». Ainsi, si l’homme est le problème, il en est aussi la solution. Alors, ayons tous foi les uns envers les autres. Ayons tous, en ce jour de Noël, foi en l’humanité. Car pour moi, c’est aussi ça l’esprit de Noël !

Moi j’ai foi en l’humanité. J’ai foi parce que je sais que parmi les personnes qui vont lire ce texte, il y en a qui sauront trouver l’étincelle pour allumer la lumière. Il y en a qui trouveront la force pour renverser des montagnes, et qui feront de cet esprit de Noël une source d’inspiration pour changer le monde, à leur façon.

Foi en cette humanité qui va bien finir par se réveiller un jour, et comprendre qu’il est temps de respecter la nature, investissement à long terme bien plus productif que les centrales nucléaires, les sous-marins craignos, la déforestation ou le massacre d’animaux.

Foi en cette humanité qui va s’apercevoir que la santé, surtout celle de nos enfants, c’est tellement plus vital que de découvrir la formule d’un pesticide bon marché que protéger les abeilles est à terme plus « bankable » que de produire un nouvel ersatz d’aspartame qui ne fait maigrir personne et qui donne le cancer à tout le monde.

Foi en cette humanité qui admettra qu’il est plus utile et plus constructif de s’aider les uns les autres que de s’envoyer des bombes à la gueule, qu’il est plus important de construire des ponts plutôt que de raser des villages, qu’il n’y a jamais de vrai vainqueur dans une guerre et que la terreur et le blâme ne servent en fait qu’à se détruire soi-même.

Foi en cette humanité qui se lèvera tous les matins gorgée d’énergie afin d’accomplir ses rêves, et qui acceptera l’idée que les choses changent plus vite dans le bon sens quand on se bouge et que l’on se sort les doigts du fondement, et non pas en passant ses journées à se plaindre au boulot en attendant vendredi pour finir vautré sur un canapé à se vider le cerveau devant une émission plus que moche à la téloche.

Esprit de Noël, es-tu là ?

Le jour où ma fille me demandera si le père Noël existe, je lui dirais « oui et non ».
NON parce évidement c’est maman et papa qui s’échinent depuis un mois avec les cadeaux, qui jouent les agents secrets le soir pour faire les emballages, et qu’aucun gros barbu ne descendra par la cheminée.
OUI parce que Noël c’est avant tout un état d’esprit. Si chacun d’entre nous a le père Noël dans le cœur, alors il existe forcément. Picasso disait « Tout ce qui peut être imaginé est réel ». Alors oui, le père Noël existe.

Il est cette force qui nous pousse à rendre nos enfants joyeux ce matin précis de décembre. Il est cette force qui nous oblige à nous réunir en famille pour passer les meilleurs moments qui soient. Il est cette Force qui nous fait penser à ceux qui sont seuls en ces jours de libations, à ceux qui travaillent quand d’autres font la fête, à ceux qui pleurent le départ d’un être cher…

Alors que cette Force soit avec vous. Pas seulement aujourd’hui ou hier. Mais tout le temps.
J’ai foi en chacun d’entre vous, car tous ensemble, chacun à notre niveau, nous pouvons faire en sorte, une étape après l’autre, que nos enfants aient un avenir lumineux, et aussi joyeux que ces matins de Noël, quand au pied du sapin on découvre une montagne de cadeaux.

JOYEUX NOËL À TOUS !

Bienvenue dans la “secte” des “vendeurs de rêves égoïstes” !

Bienvenue dans la “secte” des “vendeurs de rêves égoïstes” !

Je ne regarde plus la télévision. Je mate principalement des séries Netflix sur ma tablette (souvent au moment de repasser). Et quand j’allume mon poste, c’est pour me faire des films en Blu-ray (rarement), ou quelques jeux vidéos (extrêmement rarement). Le petit écran est un objet de décoration pour moi. Même le sport ne m’intéresse plus trop. La F1 c’est du coin de l’œil, idem pour le foot ou le basket. Évidemment, dimanche soir je n’étais pas sur mon canapé pour regarder l’émission de M6 consacrée au développement personnel. Coaching, secte, égoïsme, dénigrement… Vu la teneur de ce que l’on m’a rapporté, j’ai plutôt eu raison.

Des vendeurs de rêve…

Selon les journalistes de la 6e chaine, les coachs ou autres conférenciers en développement personnel qui sévissent notamment dans les librairies et sur le net, ne seraient que des « vendeurs de rêve ». Cela dit, le rêve tient une part importante dans le travail effectué. Le coach a besoin du rêve pour permettre au client de visualiser son objectif final, son but pour lequel il a sollicité un accompagnement. Mais le coach ne conseille pas et ne juge pas. J’ai moi-même déjà coaché un artiste, afin de l’aider à remonter la pente, alors que je n’y connais fichtrement rien à son « art ». Et le résultat s’est avéré très positif pour lui.

Le coach ne vend pas de rêve. Il ne fait qu’accompagner son coaché. Il ne promet rien. Déontologiquement, il n’a même qu’une obligation de moyens. Il est là pour entendre la demande du client, pour mettre en place les outils nécessaires pour affiner cette demande dans l’espace, le temps, et l’écologie. Puis il aide le coaché à définir ses propres stratégies, et à les suivre, grâce à l’apport de diverses techniques qu’il aura apprises au cours de ses formations ou de son expérience.

Alors non, un vrai coach ne vend pas de rêve. Il accompagne juste ses clients sur le chemin qui mène aux leurs…

… aux pratiques sectaires.

Durant ce reportage, certains noms connus sur les réseaux sociaux ont émergé. Franck Nicolas et David Laroche ont été les cibles principales des journalistes. Gourous ou imposteurs, les qualificatifs ont été largement à charge. Si l’on désigne par chef d’une secte une personne qui réunit dans une pièce des milliers d’autres pour le simple motif de leur faire du bien, que dire de Beyoncé, Johnny Hallyday ou Gad Elmaleh ? C’est pourtant la même chose : une salle, une foule, une scène et quelqu’un avec un micro qui fait vibrer les gens. M6 n’a pas encore osé dénoncer le manque de diplôme d’un Johnny pour minimiser son message et son impact, non ? Et encore moins le fait que ses fans font partie d’une secte.

Et puis, évidemment, au moment de participer au séminaire de David Laroche, l’enquêteur s’est bien gardé de s’entourer d’individus « réceptifs » au discours du conférencier. Car comme indiqué plus haut, quand on se fait coacher, c’est que l’on a une problématique à résoudre. Laisser analyser le travail de David Laroche par quelqu’un qui n’a pas besoin de ses outils, c’est un peu comme si vous amenez un aveugle voir le dernier Star Wars en 3 D. Il aura de jolies lunettes, mais elles ne lui serviront à rien.

Ainsi, la construction même du reportage a mis l’éthique et la neutralité journalistiques au placard. Tout est volontairement à charge. Mais au final, à qui profite le crime ?

Faire du buzz sur un sujet à la mode

En fait, ce reportage n’est ni plus ni moins qu’une façon pour la chaine de surfer sur une des thématiques du moment, afin d’en faire un sujet polémique. Et l’on sait très bien comment cela marche : la controverse attire le chaland. Et plus il y en a, et plus les pubs se vendent cher. Balancer des inepties, critiquer la réussite « rapide » des gens, jeter des chiffres non vérifiés pour faire croire à un travail sérieux. Tout cela n’est rien de plus qu’une savante manipulation marketing usée jusqu’à la moelle par les chaines de télévision pour faire de l’audimat. C’est exactement le même principe que ce que dénonce cette émission quand elle blâme les techniques de vente « agressives » de ces coachs sur internet.

Alors oui, Franck Nicolas parle de ses programmes et autres bouquins dans chacune de ses vidéos. Oui ses mailing-lists sont automatisées pour envoyer des flots bien ciblés de mails et préparer les prospects à acheter ses formations. Mais à ce jour, Franck Nicolas n’a pointé son fusil sur personne pour dire « abonne-toi à mes listes ». Si les gens reçoivent ses courriels, c’est qu’ils ont donné leur accord à un moment donné, en fournissant leur adresse. Et ils sont libres ensuite de se désinscrire en un clic.

Cet exemple, que l’on m’a ressorti parmi tant d’autres, montre bien le positionnement monochrome du journaliste sur ce sujet.

Les « coachs » Youtubeurs, des ennemis de la téloche ?

Alors qu’est-ce qui cloche donc ? Tout simplement, que le développement positif, qui est un des outils du coaching, vous l’aurez compris, et la télévision ne font pas bons ménages. Le petit écran créé et soutien volontairement des afflux négatifs, car c’est ce qui se vend le mieux. Une émission où tout le monde est heureux n’intéresse personne. Le drame, la critique, voire parfois l’humiliation, sont des concepts accrocheurs. Et dans leurs discours, celui de Franck Nicolas, de David Laroche ou de tant d’autres, y compris du mien, nous sommes sur la même longueur d’onde : la télévision est une des sources principales de votre mal-être.

Alors évidemment, une chaine ne peut pas parler positivement de gens qui vous conseillent de l’éteindre. Et pourtant, qui a raison ? Ces qui vous manipulent en vous diffusant des reportages ne montrant sciemment qu’un côté de la pièce ? Ou ceux qui vous expliquent que rester sur son canapé à regarder les journaux télévisés ou Hanouna est une perte de temps, nuit à votre énergie générale, et conduit à une baisse de votre moral par l’absorption discontinue d’images négatives et débilitantes.

Réussite rapide, flux d’argents en masse, followers en quantité, ventes conséquentes, et conseils récurrents de « détox médiatique », les « coachs » Youtubeurs ont ainsi largement de quoi rendre jalouses les télévisions…

Traiter du coaching sans aucune réflexion

Je me permets ici de faire un distinguo : David Laroche  n’est pas un coach mental. Il peut en prendre la casquette, lorsqu’il accompagne des clients individuellement. Idem pour Franck Nicolas. Mais la face émergée de l’iceberg, ce que l’on voit sur YouTube ou les réseaux sociaux, ce n’est pas du vrai « coaching ». Ça rentre plutôt dans le cadre de la conférence, ou du webinaire comme aime le dire Franck Nicolas assez souvent. Car dans leurs vidéos et autres programmes, on est dans une logique de conseil, qui n’est pas dans les préceptes du coaching. Et déjà là, faire l’amalgame montre bien le manque de recul de l’analyse journalistique sur ce sujet.

Et pourtant, de nos jours, on attribue le terme de coaching à tout et n’importe quoi. Dès que l’on accompagne quelqu’un, on fait du coaching. Dès que l’on a lu deux bouquins de Tony Robbins et vu trois vidéos sur la PNL, on se prétend coach. Oui, l’émission a raison sur un point : des coachs autoproclamés sans aucune qualification, on en croise à tous les coins de rue. Comme le dit souvent Franck Nicolas, même ma boulangère est coach !

Malheureusement ce message là, pourtant important, est balancé au milieu de chiffres sans nuances, sans prise de recul, sans aucune valeur ajoutée autre que celle de nuire, encore.

Ce qu’aurait pu faire M6

Dans son programme monochrome et volontairement à charge, M6 n’a eu qu’à envoyer ces chiffres pour attiser un peu plus le feu. Mais une vraie émission, avec une vraie enquête et une vraie analyse, elle aurait pointé du doigt le fait que cette situation nuit aux « vrais » coachs. Ceux qui se sont formés pour cela. Ceux qui ont des diplômes et des certifications, ceux qui ont l’expérience du coaching au quotidien. Ces gens qui ont acquis les fondamentaux et les techniques du métier. Car être coach mental est une vraie profession. C’est comme être comptable ou pâtissier. Tout le monde peut essayer de faire semblant 10 minutes, mais au final, le résultat court à la catastrophe.

Et je suis bien placé pour le savoir, car j’ai moi-même passé une formation avec un examen au bout, dans le but d’obtenir un diplôme. Car cette certification est à mon sens essentielle et indispensable afin de m’établir en tant que coach. Sans cela, je n’aurai été qu’un imposteur, qu’un apprenti sauveur qui aurait fait beaucoup de dégâts auprès de ses clients, et auprès de moi-même aussi.

Comment détecter un bon coach ? Comment choisir l’accompagnement idoine ? Voilà une piste qui aurait été utile et judicieuse dans cette émission de télé. Mais pour cela, il aurait fallu vouloir aider les gens, au lieu d’uniquement leur envoyer dans les yeux un procès à charge. 

Qu’est-ce donc que le coaching ?

Mais pour cela, il aurait fallu que le journaliste auteur de ce document à charge prenne le temps de bien comprendre et saisir ce qu’est le coaching. « To coach » signifie « accompagner, conduire ». Ainsi le coaching est différent du conseil et ce n’est pas non plus une thérapie. Le coach n’accompagne pas des patients, mais des clients. De la même manière, il ne traite pas les troubles psychiques.

C’est un processus d’entretiens qui repose sur une relation de collaboration, centrée sur des objectifs à atteindre et structurer de façon telle qu’il permette, grâce à l’art du questionnement et aux compétences du coach, de révéler les potentiels, de faire émerger le « super-héros » qui se trouve en chacun de vous, d’augmenter son niveau de performances et de passer à l’action.

Le coaching est ouvert à tout le monde, managers, sportifs, étudiant, retraité, fonctionnaire, agriculteur. Il peut être personnel, ou intégré à l’entreprise, afin de booster les réussites individuelles ou collectives. Le coach ne conseille pas. Le coach ne sauve pas. Il accompagne le client vers sa solution de son problème.

Développement personnel et croyance populaire.

De façon plus générale, au lieu de faire une émission de qualité avec des astuces, des clés, opposant le pour et le contre, la chaine a préféré faire le buzz en surfant sur la vaguelette de l’incompréhension liée au coaching et au développement personnel. C’est la solution de facilité. Car pas besoin d’aller trop loin pour trouver des interrogations et des inquiétudes inhérentes à ce sujet. J’ai même certains de mes amis les plus proches qui m’ont posé ce genre de question : toi aussi tu t’es abonné au compte Twitter de ce gourou ? Elle consiste en quoi la secte sur laquelle tu postes des messages sur Facebook ? À toujours penser qu’à soi, ton truc c’est quand même vachement égoïste non ?

La croyance populaire fait son lit de l’inconnaissance. C’est parce que les personnes ne savent pas qu’elles jugent de la sorte. L’ignorance mène bien souvent à la peur, qui conduit aux opinions négatives. Dès que l’on parle du mental, on entend du mystique, du fumeux. Dès que l’on mentionne les affirmations, la réussite ou le bonheur, on touche à l’inaccessible, donc à la fumisterie. Et pourtant, des coachs qui aident les gens à se sortir de mauvaises passes, ou à adopter la bonne attitude pour leur carrière, il y en a des tas ! Moi le premier.

Ainsi, au lieu de charger les coachs et de mettre tout le monde dans le même panier, M6 aurait été plus inspirée de mieux fait de faire un peu d’information pure, voire même un peu de pédagogie

L’optimisme est une forme supérieure de l’égoïsme.

Un autre terme qui revient souvent sur la table, c’est l’égoïsme. Un adepte du développement personnel est quelqu’un qui ne pense qu’à lui, qu’à son rituel, et qui s’enferme dans une bulle sans penser aux autres. Alors effectivement, dans « développement personnel », on trouve bien le mot « personnel ». On ne parle pas là de développement « collectif », mais bel et bien de quelque chose qui se fait pour soi (même si le faire en collaboration avec les autres est un accélérateur incomparable).

Malheureusement, pour nombre de gens, les 95 % chers à Hal Elrod, ceux qui aiment baigner dans la médiocrité et qui ne jurent que par leurs croyances limitantes, quand on pense à SOI, on est égocentrique… Pour ces gens-là, cette formule mathématique : travailler sur soi = être égoïste, est encore plus immuable que le théorème de Pythagore, vous savez, ce brillant esprit grec.

Rassurez-vous, ce n’est pas vrai ! C’est même carrément tout le contraire.

Le plus grand voyageur n’est pas celui qui a fait 10 fois le tour du monde. Mais celui qui a fait une seule fois le tour de lui-même.

Petit exemple concret : avez-vous déjà pris l’avion ? Pour ceux (fort nombreux d’ailleurs), qui sont déjà montés en avion, vous savez qu’en cas de dépressurisation de la cabine, vous devez mettre un masque à oxygène. Et les consignes de sécurité avancent clairement que vous devez d’abord vous équiper, avant de vous occuper des autres, des enfants par exemple.

Pourquoi ? Parce que si vous aidez d’abord vos proches, et que vous tombez dans les pommes par manque d’oxygène, vous ne pourrez plus sauver personne. Tandis que si vous mettez le masque en premier, vous pourrez ensuite porter secours à tous ceux qui ont besoin, étant vous même déjà en sécurité. Il ne s’agit donc pas là de geste purement égoïste, moi d’abord et les autres ensuite, mais d’un plan de sécurité.

Le développement personnel, c’est exactement pareil. C’est faire en sorte d’être la meilleure version de soi-même, afin de pouvoir ensuite rétribuer auprès de vos proches.

Ne vous évertuez pas à impressionner les autres. Attachez-vous simplement à enrichir leur existence.

Autre image qu’il faut tuer dans l’œuf : les gens qui font du développement personnel ce sont les membres d’une secte. Et cette image négative est renforcée par certaines pratiques des grands mentors, tels que Tony Robbins ou Franck Nicolas, qui dans leurs évènements live, utilisent quelques techniques de conditionnement mental sur leur public, qui les font passer pour de véritables gourous…

Malheureusement, telle est la triste vérité. Dès que des personnes se rassemblent autour d’une philosophie commune, cela devient une secte. Plus la pensée est différente des filtres et des croyances collectives, et plus ça marche. Idem pour le nombre d’adeptes. Ainsi, le mot secte est presque devenu une insulte dans la bouche de certains.

Et force est de constater que la progression constante de la quantité de gens qui recherchent « la meilleure version de soi-même », l’effet secte ne devrait pas s’estomper de si tôt.

Ne laissez pas les croyances limitantes des autres restreindre ce qui est possible pour vous.

Pourtant, que devrait-on dire de tous ceux qui croient en une personne qu’ils n’ont jamais vue, qui se rassemblent dans des lieux communs de façon régulière, qui s’adonnent à des rituels chargés de symboles ? Cette définition est valable pour les membres du culte des Jedi, pour les chrétiens, les musulmans, pour les scientologues, le Ku Klux Klan ou même tous ceux qui croient au père Noël !

Ainsi, point de secte ni d’égoïste dans le développement personnel. Juste un réajustement de la façon de pensé pour sortir du troupeau de la médiocrité, une volonté de suivre ceux qui réussissent et d’arrêter de se plaindre que « la vie elle est trop dure », ou que « la neige elle est trop molle ». Une envie de pouvoir dire, plus tard sur son lit de mort, qu’on est fier d’avoir accomplit nos rêves, et ne pas faire comme 95 % des gens, de regretter tout ce qu’ils n’ont pas fait. La vrai secte elle est là. Celle de ces gens qui veulent vous tirer vers le bas par leur jugement, leurs croyances, et leurs préjugés négatifs.

Car nous n’avons qu’une vie, et il ne tient qu’à nous de faire en sorte qu’elle soit pleine et réussie !

Avoir confiance en soi pour réussir

Avoir confiance en soi pour réussir

Cet article entre dans le cadre du carnaval d’articles lancé par le blog entrepreneuses à succès. Un carnaval d’article est tout simplement un rassemblement inter-bloggueurs dans lequel des blogueurs d’univers différents (ou pas) traitent un même thème imposé. Pour ce petit tour de manège, il s’agit de la confiance en soi.

Une très belle citation nous explique qu’« un oiseau assis sur un arbre n’a jamais peur que la branche casse, car sa confiance n’est pas dans la branche, mais dans ses ailes. » Et vous, avez-vous peur que votre branche casse ? Ou pensez-vous être capable de faire à ce problème si jamais il survient ? La différence semble importante en matière de résultat, et pourtant il s’agit tout simplement de jouer sur un des leviers les plus puissants des super-héros : la confiance en soi.

La confiance en soi, le Némésis de la peur. 

Qu’est-ce que la confiance en soi ?

Selon Franck Nicolas, la confiance en soi, c’est l’opposé de la peur. L’une comme l’autre sont des états anticipatoires sur un évènement qui n’a pas encore eu lieu. Mais quand la peur est une vision négative de cet évènement, la confiance en soi marque une approche positive de ce même fait.

Par exemple, votre patron vous convoque dans son bureau, voulant vous parler d’un problème. Vous avez le choix : soit, vous vous focalisez sur le négatif, étant certain que vous avez fait une connerie et que le patron va vous passer un savon. Vous vous présenterez devant lui la peur au ventre. Soit, vous vous attardez sur du positif. Le problème en question requiert juste vos compétences, et c’est pour votre expertise qu’il vous a convoqué. En arrivant dans son bureau, vous serez détendu, zen… Confiant.

Ainsi, les deux phénomènes agissent comme des vases communicants : trop de l’un = pas assez de l’autre. Et vice versa. On peut donc en conclure que la peur est la raison principale du manque de confiance en soi. Elle génère de façon continue un flot de pensées négatives qui sabotent votre motivation, vos choix, et vous précipite vers la procrastination, les blocages, et pour finir, les regrets. Et les regrets, il n’y a rien de plus moche.

Maitrisez vos peurs.

Pour arrêter d’avoir peur, il suffit bien souvent de prendre du recul, histoire de constater le flux perpétuel des pensées négatives, et d’y mettre un grand coup de pied afin d’inverser le processus. Pour ce faire, vous pouvez déjà commencer par changer un certain nombre d’habitudes très humaines, mais très néfastes surtout :

  • Arrêtez de vous plaindre, de blâmer la vie et les circonstances défavorables.
  • Cessez les critiques intempestives, gratuites et inutiles.
  • Oubliez les excuses, qui ne sont que le paravent derrière lequel vous cachez votre peur.
  • Agissez en fonction de vous-même, de vos objectifs, et non pour plaire aux autres.
  • Comparez-vous uniquement avec celui ou celle que vous étiez hier, ou l’an dernier. Et à personne d’autre.
  • Lancez-vous sans attendre que tout soit parfait, car la perfection, ça n’existe pas.
  • Acceptez de changer d’approche. Le souci, ce n’est pas le reste du monde, c’est vous. La bonne nouvelle, c’est que si vous êtes le problème, vous êtes aussi la clé pour vous en sortir.
  • Célébrer vos réussites, même les plus petites. Adoptez un mental de vainqueur en regardant l’horizon et non en fixant vos godasses.

Gardez le contrôle.

Vous l’aurez compris, pour augmenter sa confiance en soi, il faut maitriser ses peurs. Et pour maitriser ses peurs, il faut être en parfait contrôle de son esprit, mais avant tout de son corps.

Pourquoi les alcooliques sont bien souvent dépressifs ? Parce que le corps et leur esprit, au lieu de combattre les idées négatives, il passe son temps, et son énergie, à lutter contre ce poison. À quel moment vous sentez-vous le moins à l’aise dans vos baskets ? Après une séance de sport, ou après un gros repas, quand l’abus de pâtes carbonara arrosé de parmesan et conclu par un superbe tiramisu viennent vous poussez dans une inexorable sieste ? Pas la peine de me répondre, je sais que vous avez compris.

Si vous bouffez n’importe quoi, si vous traitez votre corps avec dédain, si vous consommez des poisons, si vous trainez une entorse mal soignée, un rhume qui ne passe pas, ou une gencive qui saigne, forcément vous aurez une mauvaise énergie. Et par conséquent, vous manquerez de confiance en vous. Prenez soin de vous ! Ce n’est ni égoïste ni coquet. C’est juste primordial.

Fixez-vous des objectifs.

Vous l’aurez compris, les évènements s’imposent à nous en fonction de la façon dont nous les interprétons. Et c’est ce ressenti sur l’évènement qui va devenir l’évènement lui-même, différent selon chaque personne. Certains vont se renfermer dans une bulle de peur ou de colère. Certains vont y voir une nouvelle occasion d’affirmer leur position et leur volonté. Mais quoi qu’il arrive, il nous appartient de décider comment réagir face à chaque évènement.

Si, comme la majorité des personnes, vous laissez votre mental en auto-pilotage, celui-ci va se concentrer sur la seule chose qu’il sait faire : la survie. Il se positionnera ainsi dans une attitude de la protection, privilégiant la sécurité et la facilité.

Pour éviter ce genre de dérapage néfaste pour le développement et la confiance en soi, la meilleure des solutions consiste à rester concentré sur ce qui est important pour vous. Et pour savoir ce qui est important pour vous, vous devez avoir un axe directeur, des objectifs. Face aux aléas ou contre l’imprévu, pour retrouver la confiance et faire disparaitre la peur, il vous suffira de vos accrocher à ces rêves afin de prendre du recul et distinguer ce qui est important, de ce qui ne l’est pas.

Bougez-vous !

Tout ce qui a précédé a probablement déjà agité nombre de choses en vous, éliminer les habitudes néfastes, faire le plein d’énergie, se fixer des objectifs. Mais tout cela n’est rien si vous restez coincé toute la journée le postérieur vissé dans le canapé à regarder un programme débilitant à la télévision.

La confiance, elle ne viendra pas toute seule. Il vous faut aller la chercher, il vous faut agir. Et si jamais vous ne savez pas dans quel sens affronter le problème, tirez sur le premier bout qui dépasse, et voyez ce qui se passe. De toute façon, soit vous gagnez, soit vous apprenez (et donc vous gagnez aussi).

Car c’est en se plantant que les plus belles fleurs poussent. Alors, agissez, plantez-vous, apprenez, et repartez de l’avant. C’est à ce prix que vous retrouverez la confiance. De toute façon, vous avez deux choix possibles. Vous ne faites rien, vous restez dans le petit cocon doux et agréable de votre sécurité, et vous gagnez quelques minutes de petit bonheur fugace. Sauf que dans quelque temps vont poindre les regrets, et la douleur du regret est probablement une de pires douleurs mentales connues de l’homme, car quoi que vous fassiez, elle reste.

Ou alors vous vous bougez, qu’importe la difficulté, et la douleur liée à sa réalisation. Cela va être pénible, surement. Compliqué, oui. Mais ce sera une douleur éphémère. Car ensuite viendra la satisfaction. Celle de l’avoir fait. Et peut-être même le bonheur, celui d’avoir réussi.

À vous de choisir. C’est votre super pouvoir à vous. Celui de décider.

Vous savez désormais ce qui vous reste à faire…

Ne cultivez pas le négatif !

Ne cultivez pas le négatif !

La semaine dernière, l’horreur a encore fait irruption dans nos vies. Un nouvel attentat a frappé une métropole européenne, tuant une dizaine de personnes, en blessant une centaine, en choquant des millions. Depuis plusieurs années, le même genre d’images revient en boucle de façon régulière. Elles inspirent la peur dans le cœur d’un très (trop) grand nombre de gens. Elles aspirent aussi la population dans la bulle visqueuse du négatif, la même que décrit maitre Yoda : « La peur est le chemin vers le côté obscur : la peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine… mène à la souffrance. »

Esprit négatif, es-tu là ?

Et pourtant, tout cela est largement évitable. Oui, ne pas plonger dans le négatif, c’est juste une question de volonté. Je le répète suffisamment au travers de mes articles : l’un des principaux pouvoirs des super-héros, c’est qu’ils décident de ce qu’ils veulent dans leur vie. Oui, il vous incombe de choisir les éléments qui vont aller et venir dans votre cerveau. C’est à vous de voter si vous désirez perdre votre temps et votre bonheur à regarder en boucle une chaine d’info à propos de la dernière catastrophe, ou pas.

Pour ma part, je ne regarde plus les informations depuis que je me suis rendu compte de la bêtise d’avoir passé la journée entière devant BFM à suivre les tribulations lors des attentats du Charlie Hebdo. Une pleine journée perdue à ingurgiter des images négatives, voire violentes, des gens qui pleurent, des analystes qui remuent les miasmes, et des journalistes qui tournent en rond autour du peu d’informations à leur disposition. Je ne vous raconte pas mon état mental désastreux au moment de me coucher. Ainsi, dès lors, je n’accorde plus la moindre importance aux médias d’information, quels qu’ils soient.

C’est à vous de façonner l’information que vous voulez recevoir

Ai-je l’air de quelqu’un complètement désinformé et coupé du monde ? Je ne pense pas. Je n’ai regardé aucun journal télévisé, lu aucune presse d’information depuis maintenant plus de deux ans et demi. Et pourtant, je n’ai raté aucun évènement d’importance. Mes sources principales : ma femme, et mes collègues de bureaux. Car à moins que vous ne viviez dans une grotte, les relations sociales sont aussi faites pour cela. Dans votre entourage, c’est garanti qu’une personne vous parlera de cet évènement dont vous n’avez pas encore connaissance. Cela vous permettra même d’enclencher une discussion, et de valoriser votre interlocuteur qui se fera un plaisir de partager tout cela avec vous.

Vous pourrez ensuite sélectionner avec précisions les informations que vous souhaitez recevoir. Car quoi qu’il arrive, vous ne raterez rien d’important. Faites donc le tri. Ne consultez que ce qui vous apporte de la valeur. Ne vous intéressez qu’à ce qui vous tire par le haut en vous chargeant d’énergie positive. Le seul média que je m’autorise, c’est « Feedly ». Un lecteur RSS qui me permet d’afficher les « news » de sites que j’ai choisis, des informations positives, des articles sur le coaching et le développement personnel. Et le Gorafi, pour l’humour et la gaudriole. Et c’est tout.

Il vous incombe de vaincre le négatif

Pour la petite anecdote, mon esprit ne s’est jamais aussi bien porté que depuis que j’ai éradiqué complètement cette principale source de négatif de ma vie. Car le cerveau humain n’est pas capable de gérer des émotions positives, et des émotions négatives en même temps. En vous éloignant du négatif, et en cultivant des attitudes positives, c’est toute votre existence que vous tirez ainsi par le haut.

Ne plus baigner dans le flux négatif des journaux d’information vous permettra aussi de prendre du recul sur tout cela, et de juger « par vous-même » de la situation, et non à travers le filtre des images que vous aurez vu 220 fois. Vous pourrez reprendre le contrôle de votre ressenti. Car les évènements n’ont d’importance que celle qu’on leur donne. Si vous décidez que ce qui s’est passé vous fait peur, il en sera ainsi. Cela marche aussi dans l’autre sens. Si vous décidez que cet évènement n’est pas important pour vous, il ne le sera pas. Et vous pourrez vous épargner le vortex négatif pour rester dans une démarche de progression positive.

À vous de décider, maintenant !

Loin de moi l’idée d’affirmer que les attentats terroristes ne sont pas des évènements graves. Loin de moi la volonté de galvauder la tristesse des familles touchées. Je ne souhaite évidemment pas minimiser le comportement hautement répréhensible des auteurs de cette tuerie. Je suis là pour vous dire que votre vie est faite d’objectifs et de priorités. Et qu’elle souffre de vous voir avachi sur le canapé à ressasser des images négatives au lieu de passer à l’action pour ce qui est réellement important pour vous.

Aujourd’hui plus qu’hier, je vous encourage tous à ne rien lâcher, à VIVRE, et à poursuivre inlassablement cette quête du super-héros qui se trouve au fond de vous ! Pour cela, commencez par faire une chose simple : coupez votre télé poubelle, mettez le haro à votre radio dépotoir, ne lisez pas les quotidiens caniveaux. Et par pitié, ne partagez pas les photos et les vidéos de cette atrocité ! Ne faites pas de la pub de l’horreur, ne vous imprégniez pas de ces ondes ultras négatives, ne diffusez pas la peur… C’est ce qu’ils veulent ! C’est le fondement même du terroriste. La peur en masse.

Pour gagner face au terrorisme.

Et demain commencera comme tous les autres jours, par un beau lever de soleil… Certes, les familles touchées par cette horreur ne verront pas la même aube que nous. Mais principalement pour eux, pour les soutenir dans cette épreuve, regardons ce lever de soleil. Et surtout, si nous changeons quelque chose dans nos vies, c’est parce que nous le voulons vraiment. Et pas parce que vous avez la trouille de telle ou telle chose. Car changer à cause de la peur, c’est une façon de leur dire « vous avez gagné »… Au lieu de cela, soyez bienveillant, partagez, aidez, vivez ! Et décidez de voir le beau et le positif dans vos vies, tout en éradiquant toutes les sources de négatif.

Pour ma part, je déteste perdre. Je ne supporte pas d’abandonner. Et je serai debout dès l’aube pour faire de ma vie ce dont j’ai envie, et non celle que souhaitent me voir faire tous ces gueux qui diffusent l’horreur et la peur à tour de bras. Tout cela parce que je l’ai décidé.

Et vous ?

Morpheus, ou le coaching dans Matrix

Morpheus, ou le coaching dans Matrix

En 1999 est sorti « Matrix » un film de science-fiction révolutionnaire, notamment par son intrigue, futuriste, quasi apocalyptique. Mais aussi de par son esthétique visuelle unique qui a fait date dans l’histoire du cinéma. Cependant, il est difficile de réduire « Matrix » à cette simple présentation. Car le film possède une lecture sur plusieurs niveaux, scientifique, éthique, philosophique… Je ne m’attarderai ici que sur les principes de coaching et de développement personnel qui se dégagent au travers de la relation entre Morpheus et Néo.

Morpheus, un coach au cœur de la science-fiction

Au début du film, Néo cherche Morpheus, seule personne capable de répondre aux questions existentielles qu’il se pose. Mais lors de leur rencontre, ce dernier lui explique que Néo connaît déjà les réponses. En effet, selon Morpheus, elles se trouvent au fond de lui. Le rapport avec le coaching est ici évident : le coach n’est là que pour faire émerger les solutions qui sont cachées à l’intérieur du coaché. Il aide le demandeur à ouvrir les yeux sur son propre potentiel. Ce qui est exactement le cas avec Néo, qui deviendra grâce à l’accompagnement de Morpheus, l’élu, un être aux pouvoirs incroyables.

La pilule bleue, ou la pilule rouge ?

Le climax de cette relation de coaching se situe au moment de la fameuse scène des pilules. Après que Morpheus ait accompagné Néo sur le chemin du changement, il lui présente deux pilules. Le héros à deux choix : celui de rester tel qu’il est, de retourner à sa petite vie confortable, bien que bourrée de questions, de doutes et de regrets. Ou alors, embrasser un monde nouveau, partir sur un chemin truffé d’embuches et de complications, mais découvrir le super-héros qui se cache au fond de lui. Dans cette scène, c’est Néo qui fait son propre choix. À aucun moment Morpheus ne l’incite à prendre une pilule plutôt qu’une autre. Tel est le principe premier de la relation coach/coaché.

Coaching et développement personnel, made in Watchowski

Ainsi, le message que souhaitent faire passer les frères (enfin, à l’époque) Watchowski est qu’un individu peut changer sa perception de la réalité afin de s’offrir une nouvelle perspective des évènements qui lui arrive. Car la réalité dépend uniquement de la lecture que nous en faisons. Nous regardons la vie à travers un prisme déformant, appliqué de façon consciente ou inconsciente, soit positif, soit négatif. Un filtre constitué de notre histoire, de nos habitudes, et surtout de nos croyances. Ces dernières remplacent la réalité, elles vous empêchent de voir les faits tels qu’ils sont. Elle attribue rapidement un sens aux évènements, vous faisant l’économie de la réflexion. Un moment douloureux ne l’est parce que nous l’interprétons, volontairement ou pas, comme étant douloureux.

Bienvenu dans le monde réel

C’est un des grands messages du film : nous pouvons jouer avec notre perception des choses. Nous pouvons décider de changer notre prisme de la réalité, nous pouvons décider de choisir une interprétation positive et personnelle des événements, au lieu de laisser nos croyances, notre environnement social, et la pression des informations extérieure interpréter ce qui nous arrive à notre place, nous amenant à prendre une voie qui n’est pas celle que nous voulons. Il est là, le vrai pouvoir des super-héros. De décider de l’interprétation que l’on veut donner aux évènements, pour en prendre le meilleur parti, et ainsi changer les choses de façon positive.

Enfin, j’aimerais terminer sur cette citation de Morpheus, qui devrait agiter nombre de choses pour tous ceux qui recherchent le super-héros à l’intérieur d’eux :

On n’est pas le meilleur quand on le croit, mais quand on le sait. Morpheus

 

Qui est trop vieux ?

Qui est trop vieux ?

Il n’y a pas si longtemps de ça, j’ai eu une discussion avec quelqu’un qui me parlait ouvertement du type de travail qu’il aurait souhaité faire. Si l’idée était un projet pas vraiment cristallisé, il n’en restait pas moins aux antipodes de l’emploi qu’il occupait actuellement, et dans lequel il se morfondait. Bref, une situation dans laquelle 95 % des gens ont de près, ou de loin, déjà vécu.

Je suis déjà trop vieux ?

Je lui ai donc demandé pourquoi stagnait-il dans un boulot qui ne lui convenait pas. Mais surtout pourquoi ne changeait-il pas de travail, pourquoi ne se lançait-il pas dans cette trépidante aventure, étant donné qu’il avait un but de vie, tout du moins, un rêve qui semblait lui tenir à cœur ? En réponse, je m’attendais à recevoir des platitudes telles que « mais c’est trop difficile de se lancer à son compte », ou « ça coute trop d’argent », mais encore « et si ça ne marche pas, comment vais-je payer mes factures, mon loyer »…
Bref le genre de raisonnement et d’excuses toutes faites qu’ont les gens pour justifier leur peur de passer à l’action et leur plaisir à se cacher dans le refuge du train-train quotidien.

Le meilleur moment pour planter un arbre était il y a 20 ans. Le deuxième meilleur moment est maintenant. – proverbe chinois

Cependant, mon interlocuteur m’a surpris, et quelque part, un peu décontenancé. « Non, tu sais, j’aurai dû faire ça quand j’avais 20 ans. Là (à 40), je suis trop vieux pour tenter ce genre d’expérience »… Sur le moment, je n’ai pas vraiment eu d’arguments à lui opposer, assez estomaqué par cette forte résignation. Mais mince, trop âgé ? Fichtre !

Je m’interroge, n’a-t-on pas qu’une seule vie ?

J’ai un peu réfléchi à tout cela. Et je me suis dit que face à ce genre de raisonnement, la preuve par le concret est uniquement viable. Du coup, après quelques recherches, voici quelques personnes « célèbres » de par le monde, et ce qu’elles faisaient comme travail à certains âges de leur vie :

  • À 23 ans, Oprah Winfrey a été renvoyé de son premier job de reporter.
  • À 24 ans, Stephen King travaillait dans une laverie et dormait dans une caravane.
  • À 28 ans, J.K. Rowling était une mère au foyer isolée avec des tendances suicidaires qui vivait des aides sociales.
  • À 30 ans, Harrison Ford était charpentier.
  • À 40 ans, Stan Lee n’avait toujours pas sorti le moindre grand magazine de bandes dessinées.
  • À 42 ans, Alan Rickman a renoncé à sa carrière de graphiste pour devenir acteur.
  • À 46 ans, Samuel L. Jackson obtient son premier vrai rôle dans Pulp Fiction.
  • À 52 ans, Morgan Freeman obtient son premier rôle dans un film majeur

Il est ainsi trop tard pour aller chercher la réussite ?

D’aucuns vont me dire « ce ne sont que des singularités ». Mais c’est justement de ce genre d’exception dont il faut s’inspirer. Tous ces gens-là ont eu un rêve, et se sont accrochés suffisamment longtemps pour finir par le concrétiser. Malgré leur âge, aucun n’était trop vieux, et tous ont touché du doigt la réussite, qu’importe leur âge au final.

Il n’y a qu’une chose qui puisse rendre un rêve impossible : c’est la peur d’échouer. – Paulo Coelho

Ainsi, vous n’êtes pas un gros nul parce qu’à 30 ans vous n’avez pas trouvé gloire et fortune. Vous n’êtes pas trop vieux parce qu’à 40 ans vous révez encore de courir le marathon.
Si votre rève est de publier un roman, et cela fait 20 ans que l’on vous envoie refus sur refus, persévérez !
Si vous fantasmez d’ouvrir votre magasin de chaussures, et que vous vous morfondez depuis 15 ans derrière ce bureau à écrire des courriers, changez de fusil d’épaule ! Trouvez le bon associé, la bonne stratégie, et foncez !

Quand vous avez un objectif en tête, un fantasme au chaud dans votre cerveau, vous devez tout faire pour le réaliser. Et qu’importe votre âge, la douleur de l’effort sera toujours moins importante que la douleur des regrets, quand sur votre lit de mort, il sera définitivement trop tard.

Mais non, vous n’êtes pas trop vieux pour devenir un super-héros.

De toute façon, vous n’avez qu’une vie, alors saisissez les opportunités, et accrochez vous à vos rêves. Il est encore temps d’être le super-héros que vous aspirez à devenir. Car quand vous serez vraiment grabataire et bon pour le caveau, vous serez effectivement trop vieux. Et il sera trop tard.