Catégorie : Coach’s life

Ne plus manger de viande : un excellent moyen de faire du bien à tout le monde !

Ne plus manger de viande : un excellent moyen de faire du bien à tout le monde !

Mon approche du coaching tourne autour de l’optimisme, de la confiance en soi, de l’organisation, mais aussi du travail de son énergie. Et cette dernière donnée renferme l’énergie mentale, et l’énergie physique, qui regroupe deux grandes catégories : l’entretien de la machine (le sport), et le carburant pour la faire avancer. Ainsi, vous l’aurez compris, l’alimentation est un des piliers essentiels de ma démarche. Et après vous avoir expliqué les bienfaits de la « monodiète » (prochaine pour moi début juillet), j’aimerais revenir en détail sur une douce folie qui gangrène nos assiettes et qui contribue tous les jours un peu plus à la destruction de notre planète : la viande !

Attention aux étiquettes

Tout d’abord, mettons les choses au point : je ne suis ni Végan, ni végétarien et encore moins végétalien. Pour être honnête avec vous, je ne me suis jamais vraiment trop penché sur la définition de ces grandes mouvances, et ne connais donc pas vraiment la différence entre tout cela. Mais je respecte néanmoins tous ceux qui se lancent dans ce genre de « rééquilibrage alimentaire », quelle qu’en soit la motivation profonde. Une collègue m’a cependant signalé l’autre jour, constatant que je ne mangeais quasiment jamais de viande, que j’entrais dans la catégorie des flexitariens. J’en étais fort aise, mais ne savais pas du tout à quoi cela correspondait.

Flexitarien, un choix idéologique : celui de ma santé

Le flexitarien est par définition quelqu’un qui limite sa consommation de viande, sans être exclusivement végétarien. Techniquement, comme je le fais moi-même, je ne mange de la bidoche que quand je n’ai pas d’autres possibilités (repas de famille par exemple). Le reste du temps, je privilégie les légumes, les légumineuses, les œufs, le poisson, les fruits… Dès que j’ai le choix, à de rares exceptions (ce n’est arrivé qu’une seule fois cette année où j’ai pris un Tartare de bœuf lors d’un déjeuner avec des collègues), je ne me repais pas de carne. Qu’elle soit blanche, rouge, ou ce que vous voulez, je ne dois pas en manger plus de 10 morceaux de viande par an depuis 3 ans. C’est une préférence totalement personnelle basée sur plusieurs éléments concrets, qui tournent autour d’un concept primordial : ma santé.

L’être humain : un organisme pas préparé à ça

Tout d’abord, un peu de biologie simple : l’être humain, depuis qu’il est tombé de l’arbre, n’est pas un carnivore. Il n’est même pas censé être omnivore. Il est végétarien. Notre système digestif est celui d’un végétarien. Et si un bon steak peut être appréciable pour les papilles et l’esprit, c’est une horreur pour notre organisme à le digérer. En effet, le corps ne sécrète pas d’urase, l’enzyme qui permet l’assimilation des protéines animales. Et le système digestif d’un carnivore est 3 fois moins long que celui d’un végétarien. Il peut donc expulsé la viande très rapidement, là où votre morceau de cadavre bien saignant va passer plusieurs heures à putréfier dans votre intestin avant d’être évacué par les voies anales, produisant phosphore, souffre, ou encore de l’acide urique…

Oui, mais la viande blanche, ce n’est pas mieux ?

Je vais couper court à cette rumeur de diététiciens charlatans : non, c’est pareil. Votre corps digère mêmement la viande blanche que la viande rouge. C’est à dire très mal. Et cela a pour conséquence principale d’acidifier votre corps, ce qui provoque quelques joyeuses résultantes telles que l’affaiblissement du système immunitaire (surtout chez les enfants), l’asthénie (grosse fatigue), des problèmes sympathiques comme la constipation ou les crampes, jusqu’à favoriser l’ostéoporose, certains cancers et autres maladies cardiovasculaires… Que du bonheur donc, et pourtant, nous n’avons jamais autant consommé de viande que de nos jours…

Trop c’est trop

Car il est là le nœud du problème. Ce n’est pas de manger de la viande de temps en temps (surtout si elle est de qualité), mais c’est d’en manger tout le temps. Statistiquement, nous mangeons trois fois plus de bidoche que ne le faisaient nos grands-parents. Et pour sûr, la viande qu’ils consommaient n’était pas issue d’animaux bourrés d’hormones, d’OGM et d’antibiotiques, élevés à la chaine dans des boites à chaussure sans jamais voir la lumière du jour. Et c’est d’autant plus grave que l’Organisation mondiale de la Santé a récemment expliqué que trop ingurgiter de carne serait potentiellement cancérigène.

Végétarien, une idéologie pour se faire du bien

Et c’est clairement prouvé ! Statistiquement, les personnes qui ne mangent pas de viande sont moins exposées à ces fléaux modernes que sont le cancer, ou les maladies cardiovasculaires. Si la courbe d’augmentation de ces maladies suit scrupuleusement celle de la consommation de viande, ce n’est pas pour rien ! Et l’absence de viande n’est pas non plus source de carences en protéines et en fer, comme tentent bien souvent de nous le faire croire ces industriels peu consciencieux qui font leur beurre sur le dos des consommateurs et des animaux. Mieux, les protéines et le fer contenu dans les légumes, tel que les épinards, les haricots, le brocoli ou le cresson sont nettement mieux assimilés par l’organisme que ceux que l’on retrouve dans un morceau de bidoche sanguinolente.

Si l’on peut se passer de viande, la Terre aussi

L’être humain peut donc très facilement se passer de viande. Ce n’est pas une nécessité biologique. Et ce n’est pas non plus une obligation d’un point de vue écologique. Car produire de la bidoche est une source abondante de pollution, et notamment en ce qui concerne l’émission des gaz à effet de serre. En effet, selon une étude en 2013 diligentée par la FAO (Food and Agriculture Organisation, attachée à l’ONU), l’ensemble des transports génèrerait 15 % des émonctions mondiales, là où la part liée à l’élevage atteindrait 14,5 %. Ainsi, produire de la viande est aussi nocif que conduire son Porshe Cayenne à tombeau ouvert.

La viande, 100 % polluants

Cette étude montre que l’ensemble du processus de production de viande est à incriminer. Que ce soit la fourniture de nourriture pour les animaux, le transport, les gaz digestifs et les déjections, l’utilisation hyper abondante d’énergie sur les lieux d’élevage, mais aussi sur les lieux de transformation, et enfin la gestion des déchets générés par la production, toute la chaine est à blâmer. Pourquoi est-ce que l’on s’évertue à trouver des moyens de locomotions « verts », type voiture électrique, et que personne ne se penche vraiment sur un problème qui est au moins aussi polluant, voire plus, si l’on prend en compte la déforestation (notamment au Brésil) consécutive à la production de graines pour subvenir massivement à ces animaux en batterie.

Privé de steak, ou fin du monde ?

Il est acté que nous allons prendre entre 5 et 7 degrés d’ici 2050. Pour ma part, j’aurai 70 ans à ce moment-là, mes enfants entre 20 et 30. C’est donc demain. Les variations de température de ces dernières semaines ont été brutales, et cela ne va qu’empirer. Quel monde allons-nous laisser à nos enfants ? La survie de notre espèce vaut-elle de manger tous les jours des steaks qui à terme finiront par nos rendre malade ? Qu’est-ce qui est mieux, mourir d’une énième canicule, ou mourir de l’agonie d’un cancer ? Ne serait-il pas temps de nous concentrer sur nos priorités ultimes, à savoir l’état du monde que nous allons laisser à nos enfants, au lieu de simplement penser à certains plaisirs fugaces, ou au développement gargantuesque de notre compte en banque ?

Végétarien ou pas, partagez à ceux que vous aimez

Que vous soyez végétariens, ou pas. Que cet article vous a aidé à prendre conscience des gestes que vous pouvez engager tous les jours pour aider à sauver la planète (moins on consommera de viande, et moins les industries en produiront, etc…), ou que vous vous en foutiez. Vous êtes libre de partager cette publication sur Facebook à toutes les personnes à qui vous souhaitez le plus grand bien. Car il suffit d’un message, d’un petit rien pour provoquer une étincelle et faire changer la vie des gens. Et peut être l’avenir de nos enfants. D’avance, merci.

 

Bref, j’ai fait une monodiète !

Bref, j’ai fait une monodiète !

Aujourd’hui, j’avais envie de vous parler d’une petite expérience que j’ai tentée le week-end dernier. De mercredi soir à dimanche matin, je n’ai mangé que des bananes. Entre 8 et 10 par jour, sans tenir compte du rythme traditionnel des repas, mais en écoutant juste ma faim. Et vous voulez un scoop : je ne me suis pas transformé en singe.

Bref, j’ai fait une monodiète de banane

Je m’exprime assez souvent sur le sujet, dans mes vidéos notamment, mais l’énergie est un des composants de base de tout super-héros qui se respecte. Et dans ce vaste concept qu’est l’énergie, la santé est une donnée fondamentale. L’un des éléments important pour rester en bonne santé, c’est évidemment d’avoir une alimentation adéquate, saine, et qui vous apporte ce dont vous avez besoin tous les jours. Quand je parle d’être en bonne santé, ce n’est pas uniquement ne pas choper la grippe ou la gastro. Par exemple, pour moi, quelqu’un qui cuve sa cuite du samedi soir durant toute la journée du dimanche n’est pas en bonne santé. Ou celui qui va somnoler tout l’après-midi après un repas daube-pâtes-mousse au chocolat.

Bref, l’alimentation tient une part prépondérante dans le maintien d’une bonne santé, dans la culture d’une bonne énergie au quotidien.

Qu’est-ce qu’une monodiète

Sur le principe, une monodiète consiste à ne manger qu’un seul aliment pendant trois jours. La monodiète la plus courante est la pomme, car réalisable toute l’année, et puis elle a un fort pouvoir rassasiant. Mais selon les saisons, on peut faire une monodiète de raisin, de carotte, de banane donc, voire même de riz complet. Le but est de limiter au maximum le travail du système digestif. Évidemment, dans l’opération, en restreignant ainsi les aliments, vous allez perdre du poids. Mais ce n’est pas l’objectif. Et je vous déconseille de tenter une monodiète uniquement dans ce but-là. Car la monodiète affaiblit votre corps, et vous serez une vraie autoroute pour les microbes et autres virus en tous genres.

Bref, la monodiète, c’est une grosse détox aux multiples bienfaits, dont il faut savoir néanmoins ne pas en abuser.

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Pourquoi s’infliger ça ?

Qu’est ce donc qui m’a poussé à m’infliger pendant trois jours une alimentation monochromatique ? Quelle mouche m’a piqué ? Je bois du jus de carotte et du lait végétal, je mange très rarement de la viande, je me sustente principalement à base de légumes bio, de poissons et quelques fois des œufs. Et en plus, je me saigne pendant trois jours en ne me nourrissant que de bananes ? Mais pourquoi ? Parce qu’au lendemain des fêtes de Pâques, j’ai pas mal abusé (chocolat notamment). Et qu’une détoxication apparaît comme une très bonne idée afin d’éliminer tout ça, et de rebooter mon système digestif en vue de remettre en place un équilibre alimentaire plus sain et plus raisonnable.

Bref, rassurez-vous, je ne suis pas bon à être enfermé. Et même mieux, si jamais vous avez pensé à un moment que la camisole serait un parfait déguisement pour moi cet été, c’est que je suis dans le vrai.

Quels bénéfices ?

Comme je l’ai déjà annoncé, la monodiète est une sorte de détox. Je ne dirai pas la forme ultime, mais pas loin. Qui parle de détox, parle de régénération du système digestif. Il faut savoir que notre flore intestinale met 3 jours pour se renouveler entièrement. Ainsi, au bout des trois jours de monodiète, vous avez remis à neuf votre transit, éliminé toutes les inflammations diverses que vous avez pu provoquer avec une alimentation anarchique. Par contre, pas question de reprendre une nourriture délirante juste derrière. Une monodiète n’est efficace que si vous faites très attention à ce que vous mangez, déjà les quelques jours suivants (sinon, attention les diarrhées), mais aussi tous les autres jours, afin de ne pas « replonger » rapidement.

Bref, débarrassé de cette pollution intestinale, votre corps va pouvoir donner sa pleine mesure pour vous transmettre tous les bienfaits des aliments sains que vous allez lui apporter.

Mise en place

Comme ce n’est pas ma première monodiète (c’est même ma troisième depuis début 2017), je sais exactement ce que je pouvais faire, ou pas, et quels étaient les problèmes que je pouvais être amené à affronter. Et mon principal écueil, il n’est pas physique, mais mental. Faire une monodiète, alors qu’on tourne en rond dans l’appartement avec les placards pleins, c’est une torture. Du coup, j’ai préféré le faire en semaine, quand mon esprit est plus occupé. Par contre, évidemment, j’ai cessé toutes activités sportives, et je me suis trimballé des bananes partout où j’allais pendant trois jours. Dernier point important : l’hydratation. Ici pas questions de soda, ni même d’un quelconque jus de fruits (sauf dans mon cas du jus de banane fait maison). Il est conseillé de boire beaucoup d’eau, et des thés verts.

Bref, faire une monodiète, ça se prépare, car cela demande pas mal d’effort physique et mental.

Premier jour

Comme dans tout défi, le début est toujours facile. On est motivé, on n’a pas encore pris la pleine mesure des difficultés qui nous attendent, on a le vent en poupe. Bref, tout va bien. J’ingurgite ma première banane après 8 h, écoutant ma faim. J’en boulotterai une autre à 10 h, puis deux à midi. Mon total s’élèvera à huit bananes, aucune fringale, aucune envie particulière. Grâce à ma journée de boulot, j’ai été fort occupé, ce qui m’a permis de ne pas penser aux divers écarts que j’aurai pu faire. J’apprécie même la facilité de manger des bananes, encore plus pratique que des pommes ou des carottes. Par contre, les recettes sont quasi inexistantes, et j’ai peur que la monotonie dans les repas ne soit usante psychologiquement par la suite.

Bref, le premier jour de mono est une quasi-formalité.

Second jour

Il est coutume que le second jour de mono est le plus compliqué. À ce moment là, le sevrage se fait vraiment sentir, le corps et l’esprit commencent à réclamer autre chose, le manque de variété pèse, et l’énergie connaît un down assez palpable. C’est à ce moment-là que le risque de dérapage est le plus grand. Et c’est pour cela que j’ai préféré faire ce second jour en dehors des week-ends, car loin de chez moi, à l’écart de mon frigo et de mes placards, le danger de plonger est réduit à néant. De plus, avec une journée bien chargée, et bien agitée, ce second jour est passé comme une lettre à la poste. J’ai mangé quand j’avais faim (et quand je pouvais aussi parfois), j’ai couru dans tous les sens.

Bref, ce second jour fort compliqué peut très bien passé avec un peu d’organisation et de quoi occuper son mental

Troisième et dernier jour

C’est le jour le plus facile. Votre corps a passé le cap, il se satisfait désormais de votre monoaliment. Comme vous avez diminué la quantité de nourriture ingurgitée, la faim ne se fait plus sentir. C’est limite si à la fin de la journée, vous n’êtes pas partant pour un jour de plus, tant cette journée est « facile ». Et pourtant ça sera le moment le plus compliqué pour moi. Si vous avez bien compté, ce troisième jour se déroule un samedi, où chez moi, c’est le lieu de toutes les tentations. Entre le passage au marché, le fromage, la pissaladière, la socca… Les repas en famille où je ne mange qu’une banane. Pour finir avec une soirée le nez devant un buffet extrêmement bien garni. Mais par chance, il y avait des bananes dans la corbeille à fruit, du coup, je n’ai pas fait d’entorse.

Bref, j’en ai terminé avec ma monodiète, et ce n’est pas plus mal.

Bilan final

Je vais passer sur le futile, mais pas désagréable : dans l’opération, j’ai perdu deux kilos et demi. Ce n’est pas négligeable. La sensation, une fois que l’on reprend une alimentation normale, est assez sympathique aussi. Attention quand même : la réintroduction des protéines animales ne peut se faire que deux jours après la fin de la monodiète. Essayez de ménager votre transit intestinal pendant quelques jours, il a besoin de temps avant de pouvoir assimiler correctement ce genre de produits compliqué pour lui.

De plus, l’impression de « légèreté » et de bien-être est assez importante. On se sent « tout neuf » les jours suivant la mono, et cette sensation peut perdurer assez longtemps, si l’on fait attention à ce que l’on ingurgite, et que l’on n’agresse pas le transit avec des cochonneries. Comme indiqué plus haut, la réduction du bol alimentaire facilite le rééquilibrage, on est moins tenté par les sucreries, on se contente de moins, et l’on apprécie bien plus de manger sain.

Et ensuite ?

Enfin, la sortie de monodiète est parfaite quand elle s’accompagne de la reprise du sport. Avec plus d’énergie (un transit intestinal enflammé consomme beaucoup d’énergie un peu pour rien), les séances de renforcement musculaire ou de running se passent elles aussi nettement mieux. C’est d’ailleurs ce que je fais cette semaine (si vous voulez en avoir la preuve, je vous conseille de vous abonner à mon compte Instagram et de regarder mes stories régulièrement), qui marque le début d’une préparation à long terme pour plusieurs objectifs en fin d’année. Et pour ceux qui veulent avoir le ventre plat qui va bien pour l’été, une monodiète suivie de séances de renforcement musculaires basée sur du gainage et du travail de la sangle abdominale, c’est parfait !

Bref, faire une monodiète doit s’inscrire dans un plan plus large, au bénéfice exclusif de votre santé, et donc de votre énergie.

6 points à retenir sur la monodiète

  • Une monodiète n’est pas une méthode accélérée pour perdre du poids.
  • Faire une monodiète est une épreuve : elle se prépare, se planifie, s’organise.
  • Une monodiète est une version hardcore d’une détox, elle lave votre organisme de toute sa pollution intestinale.
  • Après la monodiète, votre corps va pouvoir donner sa pleine mesure pour vous transmettre tous les bienfaits des aliments sains que vous allez lui apporter.
  • Débarrassé du traitement des déchets, votre corps va pouvoir mieux réutiliser l’énergie ainsi récupérée.
  • La monodiète doit être le point de départ d’un plan plus vaste pour améliorer votre santé. Une monodiète en tant que telle ne sert absolument à rien.

 

Concours spécial « Miracle Morning »

Concours spécial « Miracle Morning »

Dans le cadre du deuxième anniversaire de mon premier Miracle Morning, j’ai organisé une semaine spéciale avec une vidéo sur les bienfaits de cette méthode, un podcast qui détaille pourquoi je le fais depuis 2 ans maintenant et un article résumé du livre en lui-même. Et pour clôturer en beauté cette semaine spéciale, j’organise un petit concours exclusif dans le but de partager avec 3 d’entre vous ce merveilleux livre positif et inspirant.

Pour participer, rien n’est plus simple :

  • Devenez fan de ma page Facebook.
  • Laissez un petit commentaire sur cette publication pour participer, en taguant un ami à qui vous voulez le plus grand bien.
  • Et partagez cette sur votre mur, en mode « public » afin que tout le monde puisse en profiter.

Vous avez jusqu’au 27 avril 2018 – 23 h 59.

Un tirage au sort aura lieu le 28 avril et les 3 gagnants devront me communiquer leurs coordonnées par message privé dans un délai de 3 jours (sinon un autre tirage au sort sera effectué).

Le sport et moi : comment et pourquoi je l’ai intégré dans ma vie

Le sport et moi : comment et pourquoi je l’ai intégré dans ma vie

Cet article rentre dans le cadre du carnaval d’articles organisé par le blog allways au top de moi. Un carnaval d’articles est tout simplement un rassemblement inter-bloggueurs dans lequel des blogueurs d’univers différents (ou pas) traitent un même thème imposé. Pour ce petit tour de manège, il s’agit du sport, des raisons et de la façon dont je l’ai intégré à mes routines quotidiennes.

Le sport, un pan de mon éducation

Le sport, à la base, c’est une partie de mon éducation. De mémoire, j’en ai toujours plus ou moins fait. Sans parler des fastidieux cours d’EPS à l’école, mes parents m’ont régulièrement inscrit dans un club, pour faire de la natation, du judo, puis de l’escrime, du basket, un peu de ski… Ensuite, c’est par moi même que je me suis mis au running, et que j’ai tenté la malencontreuse expérience footballistique, le temps de comprendre que j’avais deux boîtes à chaussure à la place des pieds, et de me faire les ligaments croisés.

Mais aller à 15 ans à l’entraînement de basket deux fois par semaine, parfois un peu obligé alors que je souhaitais rester à la maison pour jouer à Legend of Zelda, c’est bien différent que de caser deux heures pour courir dans son emploi du temps déjà surchargé de cadre et responsable d’une famille avec plusieurs enfants. En tant qu’adulte, qui va vous pousser pour vous bouger, si ce n’est vous-même ? Cela dit quand on fait du sport depuis l’âge de cinq ans, c’est toujours plus facile de se motiver que celui qui se découvre un amour pour le kravmaga à 35 ans.

Le sport, une nécessité

Mais justement, dans le cadre de nos vies débordantes d’influx négatifs, de stress et surchargées d’informations en tous genres, le sport apparaît comme une sorte de havre de paix de plus en plus indispensable pour tout un chacun. Faire du sport, c’est un moyen d’évacuer la pression, c’est une façon saine d’éliminer le stress, bien plus que le combo chips-bière-télé. Faire du sport, c’est la meilleure méthode pour prendre soin de soi, afin de rester plein d’énergie tous les jours pour encaisser les coercitions toujours plus importantes de nos quotidiens.

Et puis il faut savoir que l’être humain n’a génétiquement pas évolué depuis la nuit des temps. Et à cette époque, nos ancêtres étaient des nomades qui se bougeaient tous les jours pour chasser, manger, ou tout simplement survivre. Ainsi les emplois sédentaires derrière un bureau où l’on passe dix heures le postérieur vissé sur un confortable fauteuil sans mouvoir autre chose que ses doigts sur un clavier est un non-sens héréditaire qui n’est pas sans conséquence sur notre santé et notre équilibre de vie.

Le sport comme remède à tous les maux.

J’exagère peut être un peu avec cet intertitre, mais il n’empêche que le monde se porterait nettement mieux si chaque humain avait sa dose de sport quotidienne, ou même hebdomadaire. L’activité physique, par définition, accélère le rythme cardiaque, et tout ce qui en découle. Le traitement des déchets par l’organisme s’en trouve augmenté. Le foie, les reins, et autres organes chargés de sortir nos poubelles, de par cette irrigation intensive, fonctionneront avec plus d’efficacité. Et évidemment, muscler l’organe responsable de notre survie, le cœur, est un plus vraiment pas négligeable.

De plus, il ne faut pas oublier qu’un des grands fléaux de ce siècle est la progression toujours plus dramatique de l’obésité, et des guêpiers concomitants sur notre organisme : problèmes cardio-vasculaires, respiratoires, fatigues chroniques, cancers… Faire du sport limite ces maladies modernes. Pour ma part, étant né avec une pathologie cardiaque, et suivie à la trace par un cardiologue depuis plus de 35 ans désormais, il m’a été clairement notifié que toute surcharge pondérale était un risque, et qu’a contrario, faire du sport et muscler cet organe tout rafistolé ne pouvait être que bénéfique pour ma santé.

Faire du sport, coûte que coûte ?

Fin août 2015 : tout juste remis de ma dernière blessure au genou, je reprends petit à petit mon rythme de course, à savoir le soir 3 fois par semaine, en rentrant du boulot et une fois le dimanche matin. Malheureusement, ce retour de vacances est un cauchemar professionnellement parlant, et il est très compliqué pour moi de trouver une quelconque once de motivation passé 17 h. J’arrive quand même à faire une sortie, mais je manque de tomber dans les pommes à mi-parcours, faute à une chaleur écrasante, et à un trop-plein de stress qui m’a empêché de prendre le moindre brin de plaisir durant ces 45 min de run.

C’est là que j’ai compris que faire du sport le soir, en espérant éliminer la pression accumulée dans la journée, c’est juste une contre-vérité. Et je ne parle pas des dégâts au niveau de votre sommeil. Car après avoir subi une réunion avec le responsable juridique, réceptionné les syndicats pour un nouveau débat, encaissé les foudres de votre supérieur hiérarchique et contemplé avec effarement que votre projet a été de nouveau rejetés, vous croyez que vous aurez envie de courir ou de soulever de la fonte après ça ? Il faut un mental hors du commun pour faire autre chose que vous vautrer dans sa zone de confort, comme 95 % des gens.

Courir le matin : la solution idoine

C’est ainsi que j’ai commencé à courir le matin. Et plus je me levais tôt pour faire du sport (course donc, mais ensuite renforcement musculaire avec des séances de HIIT depuis mon salon), et plus je découvrais des bénéfices à cette pratique. D’un point de vue mental, c’est ultra positif : aucune pression, aucun stress ne viendra perturber votre effort, que vous apprécierez ainsi à sa juste valeur. Et pour les adeptes du running, courir dans une cité déserte, au cœur d’endroit que vous découvrirez bourré de silence, c’est un privilège rare dans nos quotidiens chargés de bruit et de parasites tumultueux.

De plus, d’un point de vue physiologique, faire du sport le matin va libérer deux hormones indispensables à votre bien-être. L’endorphine, qui développe la créativité, tout en augmentant votre concentration. Et la dopamine, surnommée par les spécialistes comme l’hormone du bonheur. Après une demi-heure de sport le matin, vous serez plus heureux et plus concentré le reste de la journée. C’est scientifiquement prouvé, par des chercheurs spécialisés, mais aussi par ma pratique récurrente depuis deux ans et demi.

Et je vous prie de croire que même si j’ai un peu abusé durant les fêtes, même si mon quotidien est une vaste faille spatio-temporelle durant laquelle je multiplie les activités diverses et variées (nouveau boulot + coaching + blogging + ma famille + le sport donc…), je ne me suis jamais senti aussi en forme que maintenant. Un vrai super héros (avec un mono-abdo, certes…) Et vous, qu’attendez-vous ?

24h à la No Finish Line : une aventure au delà du mental

24h à la No Finish Line : une aventure au delà du mental

Chaque année depuis maintenant 10 ans, je participe à la No Finish Line de Monaco. Manifestation sportive et caritative, dont le but est de faire un maximum de kilomètres sur un circuit délimité, en marchant, ou en courant, pendant une semaine. Après avoir battu l’an dernier mon record, avec 253 kilomètres, j’ai décidé cette année de me lancer dans un défi différent : celui de l’épreuve des 24 h. Et comme en coaching, notamment avec les sportifs, nous avons l’habitude de dire que chaque action est couplée à un état mental qui sert ainsi de moteur, ou de frein, laissez-moi vous narrer cette expérience assez peu banale, et vous expliquer tous les processus psychologiques qu’il a fallu mettre en place tout au long des 108 bornes que j’ai parcourues ce jour-là.

La No Finish Line : un grand élan général.

Mais tout d’abord, qu’est-ce que la No Finish Line ? Si l’on se réfère au site de l’organisateur, il s’agit d’une « course sur un circuit de 1400 m, ouvert 24 h/24 durant 8 jours en faveur d’enfants défavorisés ou malades ». Avec 12 967 coureurs venus fouler la piste pendant une semaine, c’est pas moins de 436 963 kilomètres qui ont été parcours. Et donc tout autant en euros qui seront distribués par les sponsors à l’association Children and Future, qui financera ainsi divers projets pour les enfants de par le monde.

Le circuit se trouve dans le quartier de Fontvieille. Il nous fait passer sous le chapiteau, où se déroule chaque année le festival du Cirque. Puis nous longeons les jardins de la Roseraie. Arrive ensuite la digue, qu’il faut arpenter dans les deux sens. Le décors est superbe, face à la mer, au pied du Rocher, avec une vue imprenable sur le lever de soleil. Ensuite, retour dans les jardins avec la compagnie de quelques canards qui logent à l’année dans l’étang qui jouxte la Roseraie. Nous longeons l’héliport avant de rentrer à nouveau sous le chapiteau, centre névralgique de la manifestation.

Pour ma part, je fais coup double depuis 3 ans, car d’une part mes quelques centaines de kilomètres viennent gonfler les gains finaux, mais en plus, je cours pour la Fondation Flavien, afin de donner du poids et de la visibilité à cette association qui lutte aussi pour les enfants, mais contre un mal encore peu médiatisé, pourtant bien réels : les cancers infantiles.

24 h une épreuve sportive, une aventure humaine

Au cœur de cette manifestation sont organisés deux compétitions sportives : la course des 8 jours, et une épreuve de 24 h. Pour les deux, le but du jeu est bien sûr de parcourir le plus de kilomètres possible durant le laps de temps imparti. Habitué de la No Finish Line depuis plus de 10 ans désormais, j’ai pu observer les participants à ces deux épreuves extrêmes, la logistique employée (bivouac, sac de couchage, changes adaptés, trousse à pharmacie, etc., etc.) et surtout la lente décomposition physique au fil des jours, et leur détermination affichée à poursuivre, encore et encore. Car il faut un mental d’acier pour arpenter plus de 1 000 kilomètres en 8 jours, ou faire plus de 200 bornes en 24 h.

Attiré par ce genre de défi un peu hors-norme, non pas pour la performance, mais pour pouvoir dire « je l’ai fait, j’ai tenu 24 h », j’ai sauté le pas cette année, et je me suis inscrit aux 24 h, compétition la plus abordable pour moi, question organisation personnelle. Cependant, comme l’admission s’est faite assez tardivement, c’est sans vraie préparation, tant physique que logistique que j’arrive sur la ligne de départ. Mon seul objectif : aller jusqu’au bout, marcher, courir et voir venir.

Samedi, 9 h : départ de la course des 24 h

Le départ de la course est donné à 9 h sous le chapiteau. Après quelques recommandations d’usage, notamment à l’encontre des équipes qui jouent la gagne, et qui vont donc sprinter en relais pendant 24 h sur un circuit où tournent encore des marcheurs jeunes ou vieux, le starter fait péter son pistolet, et le grand départ est lancé. Préparé à l’arrache, certes, mais j’ai eu le temps d’élaborer un semblant de stratégie. Partir vite pour profiter de l’effet de masse, puis tenir jusqu’à midi. Repas, repos au plus fort de l’affluence sur le parcours. Puis retour pour courir à nouveau. Après, on verra, en fonction de l’avancée des choses.

Les premiers tours de pistes s’enfilent. Je m’amuse à slalomer entre les personnes qui marchent et les coureurs plus lents, mais je m’épuise rapidement. Au bout d’une heure, j’ai déjà sorti les rames. Sans préparation, je ne m’attendais pas à courir aussi vite que mon dernier semi-marathon, certes, mais je pensais tenir un peu plus longtemps avant de tomber en mode footing lent. Qu’importe, je laisse mon cerveau se perdre dans la musique, j’attrape un collègue qui me sert de lièvre pendant plus de 20 minutes, et je fais tourner le compteur.

14 h : retour aux affaires

Je plie bagage à midi, pour aller me restaurer, me changer, et faire une sieste d’une demi-heure. Ce petit moment de repos est fort salutaire, bien que pendant ce temps-là, le compteur ne tourne pas. Je réfléchis déjà à l’année prochaine pour savoir comment je pourrais m’organiser pour que ces plages de détente ne me mangent pas trop de temps.

De retour sur la piste à 14 h, je reprends ma course, avec un rythme faiblard, mais qui a le mérite de me faire progresser plus vite que les gens qui marchent. Et pour l’instant, c’est tout ce qui m’importe. Je n’ai pas encore regardé mon kilométrage total. Ça ne sert à rien à ce moment-là de la journée. Je me concentre à garder mon focus sur mes foulées, pour avancer, sans trop s’épuiser. Et c’est tout.

18 h : définition de mon objectif.

Je cours une heure et demie, puis jusqu’à 18 h, je poursuis en marchant, sans m’arrêter. JE croise un collège, adepte de ce genre d’effort, qui me signale qu’il a regardé mes temps, et que les 100 bornes sont atteignables, largement. Du coup, cela devient mon objectif : faire 100 kilomètres. Je ne sais pas à combien je suis, mais je lui fais confiance.

Je tombe sur un autre collègue qui se propose pour me servir de lièvre. Allons-y ! C’est reparti pour plus d’une heure de footing lent. Accroché à mon objectif et aux pompes de mon guide, je me dis qu’il vaut mieux avaler les kilomètres tant que j’en suis capable. Et ça marche, je galope encore, même si ça fait déjà quasiment cinq heures en cumulé aujourd’hui. Une première pour moi.

20 h repas, repos, et premières difficultés

Je me pause enfin sur le coup des 20 h, afin d’avaler un plat de pâtes, mais aussi de me reposer une heure, les derniers kilomètres de courses ayant soulevé quelques petites frictions assez douloureuses, au niveau des cuisses et des pieds notamment. Une heure plus tard, je repars. Après un bref calcul, je m’aperçois que nous venons tout juste de passer la mi-course. Sur mon téléphone, j’affiche les données de la compétition, et mon compteur indique que j’ai dépassé les 50kms. Du point de vue de mon objectif, tout va bien.

Mais pas du point de vue physique. Mes douleurs, notamment mes irritations, ne se sont pas estompées. Pire, ça devient pénible chaque tour un peu plus.

Je galère de la sorte pendant une heure, avant de dire stop.

Minuit : la relance.

Je vais donc me changer, mettre ce qu’il faut de crème et de pansement pour limiter les irritations, puis je repars. Je tourne pendant une heure, afin de voir si ma réparation de fortune tient la route. Puis, minuit passé, je tente une folie : je me remets à courir.

Folie ? Pas tant que ça. Disons que rassurer par le fait que mes irritations ne me gênent plus du tout, et focussé sur mon objectif de 100 kilomètres, je me dois de rattraper le retard accumulé lors de mon pit-stop impromptu. Ça dure une heure, grosso modo, mais je trottine allègrement sur le circuit, où règne désormais un calme plat, rythmé par les chansons d’un concurrent italien, et par les foulées rapide des 3 équipes en tête du classement, et qui galopent non-stop à toute allure depuis le départ.

2 h du matin : le coup de massue collectif.

Il est deux heures du matin quand je fais une pause à mon bivouac pour changer de bonnet (humide de transpiration) pour mettre un duff sec autour de mon cou. C’est à ce moment-là que je me rends compte que l’ambiance est morne. Au ravitaillement proposé par l’organisation de la No Finish Line, le silence est pesant. À côté du casier vestiaire, des sacs de couchage pleins marquent la présence de coureurs fort fatigués. Sur le circuit, seuls les trois teams en course pour le challenge par équipe courent encore. Même l’italien qui chantait tout à l’heure me semble au bout de sa vie. Bref, nous venons d’entrer dans une sorte de trou noir, où tout le monde, y compris les plus aguerris, semblent sonner l’hallali.

Pour ma part, j’accuse aussi le coup. Mon dernier run a bien entamé l’influx physique qui me restait. Mes jambes semblent se durcir chaque pas un peu plus. J’ai le bas du dos qui donne des signes de faiblesse. Et mon transit intestinal, secoué comme jamais par ses longues courses, m’a déjà fait savoir qu’il ne gouttait guère à ce traitement. Quand je repars un peu plus sec, je n’ai qu’une envie : poser mon séant sur un duvet moelleux, et piquer un petit roupillon. Sauf que si je fais cela, c’est sûr, les 100 bornes, je ne les atteindrai jamais.

La solution : ma playlist de Renaud

En lisant cet article, à quoi vous attendiez-vous ? Qu’après vous avoir narré par le menu mes péripéties sportives, je vous explique comment mentalement j’ai réussi à tenir 24 h, faire plus de 100 bornes en ne dormant qu’une demi-heure, me reposant que durant 4 h, et courant plus de 5 h ? C’est exactement ce que je vais faire, même si parfois je prends des chemins farfelus.

Car voilà, à deux heures du matin, j’ai un trait de génie. J’enlève mes écouteurs de running, pour mettre mon casque Bose, qui m’isole totalement du reste des nuisances du monde extérieur. Le but de la manœuvre, m’enfermer dans une bulle. Enfin, claquemurer mon esprit dans cette bulle, le déconnecter  des états négatifs, la fatigue, le temps qui ne passe pas… Pour ce faire, je choisis une playlist contenant les morceaux tirés du dernier concert de Renaud. Car c’est une tradition chez moi, depuis maintenant 10 ans : à la No Finish Line, je me fais du Renaud. Et ça fonctionne ! J’oublie tout, je me laisse bercer par ces mélodies que je connais par cœur, je marche, encore et encore, et surtout, je chante. Oui, quitte à passer pour un joyeux débile, mais je chante. Toutes les chansons, à m’en bruler la gorge. Mais qu’importe. Deux heures plus tard, alors que certains sont partis se coucher, d’autres enchainent les pauses sur un banc dans un coin, moi je tourne toujours, été mon compteur grimpe, et ce jusqu’au lever du soleil…

Objectif, focus, état de flow : le mental au cœur de la nuit

Que s’est-il donc passé ? Comment une playlist a pu me transposer d’une condition proche du semi-cadavre, à celui (presque) frais et fringant qui m’a permis de traverser la nuit sans m’arrêter, avec un rythme de marche parmi les plus soutenus de tous les compétiteurs à ce moment-là de la course (hors équipes de malade galopant comme s’ils avaient la CIA aux fesses). Tout simplement, que la musique m’a fait atteindre ce que l’on présente comme « l’état de fluidité ».

Très souvent loué par les sportifs qui accomplissent des performances hors norme, l’état de flow, est aussi nommé l’état d’expérience optimale. L’athlète se sent « comme sur un petit nuage », où la réussite est maximum, selon les exigences de la tâche, et les capacités de l’individu. C’est un état que l’on désigne comme « non euphorique » (bien que proche), où la personne est en quelques sortes en « pilote automatique ». Il ne réfléchit plus, il ne ressent plus ni le temps ni la fatigue. Il est guidé par son objectif et ses perceptions psychiques.

C’est exactement ce qui m’est arrivé. Je ne pensais plus. Je ne ressentais plus, ni la fatigue, ni la douleur, ni même le froid. Il n’y avait que ma musique, et mon besoin d’aller au-delà des 100 bornes. J’étais conscient de ne plus être en état de courir, c’est certain. Mais à ce moment-là, rien ne pouvait m’arrêter de marcher, encore et encore.

La « fluidité-performance » : comment ça marche ?

Il est impossible en un simple article de vous décrire tous les mécanismes qui régissent l’état de flow. Mais on peut dégager 3 facteurs qui facilitent cet état de performance optimale.

  1. Savoir se relâcher.
  2. Avoir un focus très important sur l’objectif
  3. Être dans un défi/compétition qui vous stimule

Dans mon cas, l’objectif il est arrivé tardivement, mais il était clair : atteindre les 100 kilomètres en 24 h. Connaissant mon résultat à la mi-course, et me sachant sur la bonne voie, la stimulation liée à la réussite de cet objectif était aussi optimale. J’avais donc deux des trois paramètres bien ancrés, et ce depuis 18 h. Qu’est-ce qui a changé entre 18 h et 2 h du matin ? Le troisième paramètre, le relâchement, le lâcher-prise.

Et c’est là que Renaud entre en scène. En m’enfermant dans ma bulle, j’ai déconnecté mon cerveau. À chanter sans penser aux conséquences ni au jugement des autres, je suis rentré dans un état de total relâchement mental. Un lâcher-prise bénéfique, qui m’a permis de continuer pendant des heures, sans penser à rien d’autre que la réussite de mon objectif. Avec une délicieuse sensation de flotter dans mes godasses.

Il est temps de passer la ligne d’arrivée

Un petit sprint pour arriver à temps sur la digue et se goinfrer du lever du soleil. Un petit croissant offert au ravitaillement. La dernière heure un peu en dilettante, sachant que l’objectif était déjà atteint. Et c’est avec une joie non dissimulée, et aussi un vrai soulagement, que j’ai apprécié le clap de fin de cette folle journée passée sur le circuit de la No Finish Line.

Sans organisation, sans vraie plage de repos digne de ce nom, sans rythme, j’arrive quand même à dépasser la barre des 100 kilomètres, ce qui à mon sens est une vraie petite performance. Mais au-delà de l’aspect physique de la chose, qui peut largement être amélioré, c’est la dimension mentale dont je suis le plus fier. Tenir de la sorte est une vraie performance mentale que j’attribuais à des « barjots » dont je fais désormais partie.

Physiquement bien entamé (mon dos me fait encore souffrir à l’heure d’écrire ces lignes), j’ai néanmoins hâte d’être à l’année prochaine pour la No Finish Line 2018 afin de retenter l’expérience, avec une meilleure préparation, une meilleure organisation. Et un soin tout particulier adopter à ma préparation mentale, afin d’aller encore plus loin, et d’augmenter mon compter de plusieurs dizaines de kilomètres, au moins…

Mes premiers coachés

Mes premiers coachés

Comme annoncé sur la page de présentation/contact du site, je suis coach en formation. Et il y aurai beaucoup de choses à dire sur ce changement drastique (mais progressif) d’activité professionnelle. Je vais cependant vous épargner (pour l’instant) la genèse du projet. Je profite néanmoins de ce blog comme d’une tribune pour relater mon expérience en tant que coach apprenti (et je l’espère bientôt en tant que coach à part entière). Ainsi, je reviendrai bientôt sur la formation, le passage du diplôme, la création de mon entreprise, et surtout mes premiers coachés et toute l’expérience que je vais en retirer. Car s’il y a un truc que j’ai bien retenu de ma formation, c’est que c’est en coachant que l’on devient coach…

Diplôme, examen, mémoire… Le chemin du coach apprenti.

Il y a tout juste un an, je prenais la décision de suivre la formation ICF Monaco de coach mental. Un an plus tard, je bouclais le 5e et avant dernier module passionnant sur l’analyse transactionnelle. Et dans un mois je passerai l’examen. Oui, déjà. Celui ci se compose d’un coaching sur le vif (avec observateur), et un mémoire à rendre. Dans ce dernier, je dois relater 2 cas de coaching que j’aurai effectué au court de l’été.

Pour ces deux cas, j’ai la liberté de choisir les coachés. Et le but de la manœuvre est de narrer par le menu le déroulement de 5 à 10 séances. Avant d’en extraire la substantifique moelle, et détailler plusieurs problématiques de coaching, dont une imposée. Et c’est de cela dont j’aimerai vous parler, de ce grand saut pas des plus évidents à appréhender, et de la rencontre avec mes premiers coachés.

Premiers coachés, la difficulté du choix, le choix de la difficulté ?

J’avais deux options pour choisir mes coachés : soit je creusais dans mon cercle proche, et trouvait deux collègues ou membres de ma famille. Recherche facile, approche facile, fit facile, mais la problématique de coaching pourrait être légère, les coachés se présentant plus pour “faire plaisir” qu’avec un vrai problème. L’autre option consistait à faire une annonce, sur les réseaux sociaux notamment, afin de trouver des inconnus et de me lancer dans l’aventure bille en tête. Problématique certainement plus intéressante, mais l’inconnue et moi, on a rarement été très copain.

J’ai longuement réfléchi, et je me suis posé la question suivante, très humaine : quel coaching sera le plus difficile à appréhender ? Est-ce coacher un proche, sachant que les débordements sur l’histoire commune peuvent rapidement interférer le coaching. Ou est-ce coacher un total inconnu, avec le stress que cela engendre, tel un saut dans le vide, sans filet. Puis ma réflexion s’est déporté du coté de mon activité future. Quel genre de coaching vais-je devoir effectuer le plus souvent ? L’évidence m’a sauté au visage : nettement plus d’inconnus que de membres de mon cercle proche. Ma décision était prise

Appréhender la rencontre, ne pas se surcharger de conjectures

Pour ce faire, j’ai profité à plein de la puissance des réseaux sociaux. En parallèle au futur lancement de ce blog, j’ai lancé la page Facebook liée à ma future activité. Et au travers d’icelle, j’ai posté mon annonce de coaching, relayée par différentes personnes de mon entourage, dont ma formatrice. Grace à ces partages, j’ai rapidement été contacté par une personne, fort intéressée par mon projet. Chouette !

Evidemment, plutôt timide et peu à l’aise face à l’inconnu, j’ai rapidement compris que je n’avais pas choisi l’option la plus confortable. Quel est son problème ? En quoi pourrais-je lui être utile ? Est-ce que je vais être à la hauteur pour l’aider ? Comment veiller à ne pas foncer tête baisser dans le mur, dès mon premier coaching ? Les quelques heures avant notre premier entretien, mon cerveau était un volcan avant une éruption.

Puis, avant de me rendre à notre rendez-vous, j’ai pris une position de recul. J’ai d’abord commencé par une petite séance de cohérence cardiaque avec “Le petit bambou”. Puis j’ai changé de focus. Je me suis rappelé que je n’avais qu’une obligation de moyen, et non de résultat. Que si j’en étais là, c’était parce que je l’avais décidé, c’était mon choix, mon “rêve” en quelque sorte…

Le pourquoi, plus puissant que la peur

Et j’en suis venu à me raccrocher à ça : à mon “pourquoi”. Qu’est ce qui a fait que me retrouve à stresser de la sorte ? Et plus je triturai mon “pourquoi”, et plus je me rendais compte, qu’en fait, j’étais exactement là où je voulais être. Quelqu’un me faisait confiance pour remonter la pente et l’accompagner dans un problème de vie. Cette étape, pas la plus simple, mais pas insurmontable non plus, n’est en fait qu’une étape de plus sur le chemin que j’ai amorcé il y a plus d’un an en vue de changer (et améliorer) ma vie. En me concentrant sur mon pourquoi, j’en ai oublié mon stress, et ma peur a disparu.

Et vous savez quoi ?

Ce rendez-vous avec mon premier coaché s’est bien passé. Il avait effectivement un problème fort complexe, et nous avons passé plus d’une heure à détailler sa “réalité”. Ce fut d’ailleurs aussi le cas lors de la séance suivante. Mon écueil principal : je n’ai pas pris le temps de bien détailler son objectif. Je me suis laissé guidé par son problème, rebondissant ça et là au gré de sa carte de monde, et de l’origine de sa situation. Et du coup, j’ai mis pas mal de temps à cerner le fond de son problème, à bien comprendre ce pour quoi il avait besoin de moi. Alors que tout aurait été plus simple si j’avais posé les bonnes questions d’entrée de jeu.

Mais ça, ça fait partie de l’expérience que je vais accumulé au fil des coachings dans ma trousse à outil…